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ActuLutter contre la pauvreté

La Norvège s'engage à donner des vaccins COVID-19 aux pays à faible revenu


Pourquoi les Global Citizens doivent s'en préoccuper 
La vaccination jouera un rôle essentiel pour mettre fin à la pandémie de COVID-19. Toutefois, pour que les vaccins soient efficaces, chacun doit y avoir accès, indépendamment de son genre, de son appartenance raciale, de son âge, de sa situation socio-économique ou de sa nationalité. Les Nations Unies encouragent tous les pays à donner la priorité à la distribution mondiale des vaccins afin que tout le monde puisse bénéficier d'une santé de qualité, dans le cadre de l'Objectif mondial n°3. Vous pouvez rejoindre Global Citizen en passant à l'action ici.

Lundi, le ministre norvégien du développement international, Dag Inge Ulstein, a annoncé sur Twitter que la Norvège ferait don de doses de vaccin COVID-19 à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et à l'ACT-Accelerator afin de garantir une distribution équitable du vaccin dans le monde.

« La Norvège contribuera à la lutte contre la pandémie mondiale par le don de vaccins dès que les candidats pertinents seront approuvés », a déclaré M. Ulsetin à Global Citizen.  

Le pays joue un rôle de premier plan dans l'Access to COVID-19 Tools (ACT) Accelerator, une organisation mondiale qui s'efforce de mettre fin à la pandémie aussi rapidement, efficacement et équitablement que possible en réunissant les dirigeants mondiaux, les acteurs de la santé mondiale et les organisations du secteur privé. Jusqu'à présent, la Norvège a fourni 4,5 milliards de couronnes norvégiennes (environ 530 millions de dollars) pour soutenir l'ACT-Accelerator, selon M. Ulstein. 

Le ministre a confirmé que la distribution des doses de vaccin aurait lieu en même temps que les vaccinations nationales en Norvège. 

« Nous ne pouvons pas attendre que chaque citoyen des pays riches soit vacciné avant de commencer à vacciner les personnes des pays à faible revenu », a-t-il affirmé.

D'autres pays, dont le Canada et la Nouvelle-Zélande, se sont également engagés à aider les pays qui ne disposent pas de ressources suffisantes pour mettre en place un programme de vaccination de grande envergure par leurs propres moyens. 

Les pays à revenu élevé sont confrontés à une pression internationale croissante pour soutenir la distribution mondiale de vaccins aux pays à faible revenu. 

Le secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a déjà mis en garde contre les conséquences du nationalisme vaccinal.

« La science est une réussite, mais la solidarité est un échec, a déclaré António Guterres, selon l'AP. Les vaccins parviennent rapidement aux pays à haut revenu, alors que les plus pauvres de la planète n'en ont pas du tout. » 

Bien que les pays riches ne représentent que 14 % de la population mondiale, ils ont acheté 53 % des doses de vaccins, a indiqué le mois dernier la People's Vaccine Alliance, qui regroupe les organisations Amnesty International, Frontline AIDS, Global Justice Now et Oxfam.

Selon le Global Health Institute de Duke, si la distribution des vaccins est inéquitable, il faudra peut-être cinq ans avant que les vaccins contre la COVID-19 ne parviennent aux pays d'Afrique subsaharienne.

Sans soutien mondial, les citoyens des pays à faible revenu risquent de ne pas pouvoir vacciner les travailleurs essentiels et les populations à risque, sans parler de l'ensemble de leur population. 

« S'assurer que les vaccins COVID-19 parviennent aux populations des pays les plus pauvres du monde ne relève pas seulement de la charité ou d'un impératif moral, a déclaré M. Ulstein. Il est également dans l'intérêt de chaque pays de le faire. Si le virus circule dans un pays, le reste du monde est en danger. »