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Des personnes qui veulent en savoir plus sur les défis les plus importants de notre planète et comment y faire face. L'extrême pauvreté prendra fin grâce à vous.

Residents of Barangay Baybay in Malinao, Albay, rummage through what was left of their destroyed homes, a week after Typhoon Goni (local name Rolly) destroyed most of their village.
OCHA/Martin San Diego
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Le réchauffement climatique a forcé 10 millions de personnes à quitter leur foyer ces six derniers mois

Pourquoi les Global Citizens doivent-ils s'en préoccuper ?
Le réchauffement climatique met en péril les communautés les plus vulnérables à travers la planète. Les Nations unies exhortent les Etats à développer des mesures d'atténuation et d'adaptation au changement climatique. Vous pouvez vous joindre à nous pour agir ici.

Près de 12,6 millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur de leur pays au cours des six derniers mois, la majorité en raison de catastrophes induites par le réchauffement climatique, selon un nouveau rapport publié par la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR).

Il s'appuie sur les données de l'Observatoire des situations de déplacement interne, qui souligne que 2,3 millions de personnes ont été déplacées par les conflits, au cours de cette période, et 10,3 millions par des événements causés par le changement climatique. La FICR indique que la pandémie de COVID-19 a entravé le travail des secours humanitaires car la distanciation physique a rendu l'accueil des victimes plus difficile. Les perturbations économiques mondiales ont, en outre, diminué l'aide étrangère.

Si le réchauffement climatique est un phénomène mondial, son impact est ressenti de manière inégale à travers le monde. Certains pays et régions, souvent ceux qui ont le moins de ressources pour s'adapter, sont les plus touchés par les événements climatiques et météorologiques extrêmes.

“L'Asie souffre bien plus des déplacements liés aux bouleversements climatiques que les autres régions,” a déclaré Helen Brunt, coordinatrice des migrations et des déplacements en Asie-Pacifique, dans un communiqué de la FICR. Et d’ajouter : “Ces bouleversements font de terribles ravages sur certaines des communautés les plus pauvres, qui encaissent déjà les conséquences économiques et sociales de la pandémie de COVID-19.”

Le réchauffement climatique a déplacé des communautés de plusieurs manières : de fortes pluies ont inondé des maisons et des terres agricoles tandis que l'aggravation de la sécheresse a empêché des personnes de gagner leur vie. Des tempêtes extrêmes, avec des vents dévastateurs, ont frappé des régions tandis que des vagues de chaleur ont rendu la vie impossible dans certaines zones, et des feux de forêt ont tout détruit sur leur passage.

De plus, le rapport souligne que les événements liés au réchauffement climatique déplacent près de 22,7 millions de personnes chaque année. Les chiffres réels pourraient être encore plus importants car les analystes tentent toujours d'intégrer les chiffres des déplacements induits par les événements à évolution lente, telle que l'élévation du niveau de la mer. 

Au cours de ce siècle, 90 millions de personnes pourraient être déplacées uniquement à cause de l’élévation du niveau de la mer, selon le rapport. Le déclin de la biodiversité et des forêts ainsi que l'acidification des océans constituent d'autres formes d'événements à évolution lente.

Les personnes les plus susceptibles d'être déplacées sont celles qui vivent dans des conditions précaires, “y compris les femmes, les enfants, les personnes âgées, les migrants et les réfugiés, les apatrides, les minorités et les personnes handicapées ou les personnes souffrant de graves problèmes de santé,” signale le rapport.

“De nombreuses personnes déplacées ont des besoins d'assistance et de protection cruciaux, notamment des abris d'urgence, un soutien psychosocial et de santé, un accès à l'eau potable et à l'assainissement, une protection contre la violence, y compris la violence à caractère sexiste, une protection de l'enfance ainsi qu'un soutien à plus long terme pour mettre en pratique des solutions durables,” indique le document.

La FICR exhorte les Etats à respecter les principes des Nations unies et des cadres régionaux relatifs aux migrants et aux réfugiés. Le rapport encourage également les pays à investir dans des organisations humanitaires locales, améliorer les systèmes de suivi, garantir l'égalité des sexes et dans des mesures d'adaptation réduisant l'impact des catastrophes climatiques.

“Nous assistons à une tendance alarmante de personnes déplacées par des événements météorologiques encore plus extrêmes tels que le typhon Goni, la tempête la plus féroce du monde, l’année dernière, qui a frappé les Philippines. Trois tempêtes ont frappé les Philippines en plusieurs semaines, laissant plus de trois millions de personnes sans ressources,” insiste Brunt.

“Nous avons besoin de plus d’action et d’investissements urgents pour réduire les déplacements internes causés par les risques croissants liés aux catastrophes. Il est essentiel d'investir davantage dans les organisations locales et les groupes d'intervention immédiate afin qu'ils disposent des ressources nécessaires pour protéger les vies, les foyers et leurs communautés,” a-t-elle déclaré.