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Marche du climat à Paris en Octobre 2018
Jeanne Menjoulet / Flickr
Environnement

4 jeunes qui ont été inspirés par le mouvement de Greta Thunberg


Pourquoi les Global Citizens doivent s’en préoccuper
La mobilisation de la jeunesse mondiale pour le climat a fait le tour des écrans sur la planète. L’avenir des générations futures est en jeu, et au même moment, des tonnes de déchets plastiques se déversent dans les océans et des écosystèmes entiers sont détruits, l’atmosphère se remplit de particules fines, la sécheresse fait rage, et l’eau se fait rare. Passez à l’action pour lutter contre le changement climatique ici.

Le 22 avril dernier, le monde entier célébrait la journée de la terre.

Après la signature de l’Accord de Paris le 12 décembre 2015, 195 pays s’étaient engagés à lutter contre le changement climatique. Des années plus tard, il s’avère difficile de respecter les objectifs fixés par ces accords (et les États-Unis ont décidé de se retirer en juin 2017).

Lors de la marche pour le climat qui s’est déroulée le 22 février dernier, la jeune Suédoise Greta Thunberg avait défilé aux côtés des jeunes dans la capitale parisienne.

La jeune activiste a lancé le mouvement Fridays For Future en 2018, mouvement qui consiste à faire grève jeudi ou vendredi pour participer à des manifestations pour le climat.

Agissez dès maintenant : Protégeons nos océans ! Prévenons la pollution plastique des océans

Inspirés par ce mouvement, d’autres jeunes se mobilisent sur l’exemple des marches pour le climat, notamment à Nantes. C’est le cas du Collectif de la jeunesse nantaise pour le climat, un groupe de jeunes lycéens qui souhaitent sensibiliser le public aux dégâts que peut entraîner l’inaction face aux défis environnementaux et s’engager pour un changement durable.

Lors de leur la première marche pour le climat à Nantes dont ils étaient coorganisateurs, 15 000 nantais, surtout des jeunes, sont descendus dans la rue.

Le collectif a pour objectif d’éduquer, de sensibiliser, et de mener diverses actions à Nantes. Ils réalisent des « clean tags », des fresques, et participent aux grèves pour le climat. Quatre jeunes de ce collectif ont parlé avec Global Citizen de leur engagement pour la cause climatique et conviennent qu’afin de résoudre ce problème, il faudra une prise de conscience mondiale.

Luann Bertaud, 18 ans

Luann Bertaud est un jeune lycéen de 18 ans en Terminale S. Ses parents lui ont transmis leur passion pour la mer et les océans. C’est au cours d’un voyage à Madagascar qu’il s’est sensibilisé aux inégalités économiques et à la nécessité d’agir.

C’est lors d’une rencontre dans le cadre des Fridays For Future à Nantes qu’il a rencontré des membres du Collectif. Très vite, il a ressenti le besoin de sensibiliser le plus grand nombre de personnes possible au sujet du changement climatique.

« Lors de la dernière réunion, j’ai proposé le détournement de publicité parmi les actions potentielles pour véhiculer notre message », a-t-il expliqué.

Cependant, l’action doit suivre la phase de sensibilisation. Pour lui, tout doit se faire en même temps. Ce sont les citoyens qui doivent changer leurs habitudes et les gouvernements qui doivent changer les législations pour forcer les grandes entreprises à changer la façon dont ils manufacturent leurs produits.

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À l’échelle personnelle, toute action compte. M. Bertaud essaye de réduire sa consommation d’énergie en empruntant le plus souvent les transports en commun, et il tente de diminuer le montant d’électricité qu’il utilise en employant un minuteur sur les prises, un appareil qui permet de programmer la mise en marche ou l’arrêt d’un appareil.

Manon Girardeau, 16 ans

Manon Girardeau, 16 ans et en 2nde cinéma, est lycéenne et membre du pôle communication pour le Collectif. Elle s’occupe de la communication entre les lycées de Nantes, ainsi que les réseaux sociaux du Collectif. C’est l’action de Mme Thunberg, qui l’a conduite à sa première manifestation le 15 mars 2019.

« Je me sentais utile », elle a expliqué.

Mme Girardeau souhaite allier le social et l’économie en prenant comme exemple les produits hygiéniques qui, selon elle, devraient être gratuites et dont la fabrication gagnerait à être plus écologique. Elle croit que chacun doit prendre conscience de l’écologie.

Elle fait en sorte de réduire sa consommation en plastique, de viande et s’attache à consommer plus de produits provenant de circuits courts, c’est-à-dire produits par des agriculteurs locaux, et à acheter des vêtements de seconde main qui sont revendus. Les yaourts qu’elle consomme sont faits maison et sa famille utilise un compost.

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« Il est difficile de rassembler les jeunes des lycées situés dans la périphérie de Nantes, parce qu’ils n’ont pas les mêmes conditions économiques que nous. Leur priorité est de subvenir à leurs besoins », Mme Girardeau dit au sujet des grèves étudiantes du vendredi à Nantes.

Jeanne Veysset-Zamarreno, 17 ans

Pour Jeanne Veysset-Zamarreno, 17 ans, 1re en arts appliqués, son engagement pour la planète a débuté avec son adhésion à Greenpeace, et à son intégration à la démarche de Youth For Climate, mouvement réunissant la jeunesse du monde entier autour des questions environnementales, écologiques et climatiques.

« On creuse le trou dans lequel on va s’enterrer », a-t-elle déclaré, expliquant son investissement par le besoin de plus d’actions concrètes.

Pour éviter que cette menace ne s’exécute, elle serait favorable à une réduction du niveau d’influence des lobbys par rapport au gouvernement, et à une réflexion sur l’impact climatique de chaque loi promulguée. Elle aimerait plus de transparence et un système plus égalitaire, moins tourné vers l’appât du gain facile au détriment de la planète.

Marche du climat à Paris en 2018Marche du climat octobre 2018 à Paris
Image: Jeanne Menjoulet / Flickr

Elle aborde aussi le sujet de la pollution invisible liée notamment à la consommation d’internet, la pollution numérique qui consomme 10 % de l’électricité mondiale.

Selon Laurent Lefevre, chercheur à l’Institut national de recherche en informatique et en automatique, une requête sur un moteur de recherche correspond à « une ampoule basse consommation allumée pendant 1 heure ».

C’est l’une des raisons pour lesquelles Mme Veysset-Zamarreno a fait le choix d’essayer d’arrêter de naviguer sur l'internet, et elle ne détiens pas de smartphone ni d’adresse courriel.

Manon Lavainne, 15 ans

Manon Lavainne, 15 ans, qui est en 1re S, s’est rejoint au Collectif avec des amies proches, et s’occupe de ces réseaux sociaux. Elle tient au courant les personnes en ce qui concerne les manifestations, notamment les marches du vendredi.

C’est au gouvernement de prendre des mesures pour « pousser les personnes » et d’aider les personnes dépendantes de leurs voitures pour se rendre à leur travail à assurer la transition écologique, selon Mme Lavainne.

En termes d’actions concrètes, elle serait favorable à plus de campagnes de sensibilisation auprès des collèges, lycées et écoles primaires. C’est par ce biais qu’elle espère toucher les parents et les associer à la cause, et encourager le boycottage de gros pollueurs, voir le respect de l’Accord de Paris et la réduction des denrées alimentaires.

Lorsqu’on lui demande ce qu’elle souhaiterait changer pour le bien-être de la planète, elle répond : « La hausse de la température de la planète, la réduction de la forêt amazonienne, elle ajoute, il faut ouvrir les yeux ».

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Dans son engagement pour la planète, elle tente de mieux recycler, faire ses achats de vêtements dans des friperies, consommer local, et réduire sa consommation de viande.

Tous les jeunes interviewés s’accordent sur le fait que le mode de production de masse n'est pas un match pour une approche plus respectueuse de l’environnement. Il s’agit donc de faire changer les habitudes progressivement et c’est dans cette démarche que s’inscrit leur collectif.

Sur les traces de jeunes qui se sont engagés pour l’avenir, et pour vivre dans un monde respectueux des contraintes énergétiques, climatiques et environnementales, ces quatre jeunes sensibilisent leur entourage et communauté aux objectifs de développement durable.

À la suite de l’Allemande Luisa Neubauer, la Suédoise Greta Thunberg ou encore l’Ougandaise Warlda Mirembe, ces jeunes résument cet état d’esprit : il n’y a pas de planète B.