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Filles et Femmes

La participation des femmes canadiennes au marché du travail en chute à cause de la COVID-19


Pourquoi les Global Citizens doivent s’en préoccuper
Afin d’éradiquer l’extrême pauvreté partout à travers le monde avant 2030, il est essentiel que les femmes puissent atteindre l’égalité, y compris sur le marché du travail. Cette condition est essentielle à leur autonomisation financière et à leur épanouissement dans la vie active. Global Citizen se mobilise sur cet enjeu et bien d’autres encore, sur lesquels vous pouvez agir dès maintenant en cliquant ici.

Partout dans le monde, les effets dévastateurs de la COVID-19 se font ressentir : du marché de l’emploi au logement, en passant par l’agriculture et l’éducation, la pandémie a eu d’immenses répercussions sur bien des secteurs de nos sociétés.

Au Canada, ce sont principalement les femmes qui font les frais de la récession sur le marché du travail, selon une récente étude réalisée par la Banque royale du Canada (RBC) et Statistique Canada.

L’étude souligne qu’au cours des trois derniers mois, la participation féminine à l’emploi aurait chuté de 55 % à travers le pays. Plus d’1,5 million de femmes canadiennes auraient également perdu leur travail, et leur taux de chômage serait supérieur à celui de leurs homologues masculins pour la première fois depuis 30 ans.

Contrairement à la crise de 2008 ou à d’autres périodes de récessions précédentes, ce sont donc les femmes qui sont particulièrement désavantagées par la situation actuelle, affirme l’étude.

Plus tôt cette année, le gouvernement du Canada a mis en place la Prestation canadienne d’urgence (PCU), une mesure destinée à apporter un « soutien financier aux employés et aux travailleurs indépendants canadiens qui sont touchés directement par la COVID-19 ». Si ce dispositif permet à ces bénéficiaires de recevoir une somme de 2 000 $ sur une période de quatre semaines, il ne facilite pas pour autant le retour à l’emploi des femmes, puisque l’étude montre que seulement 45 % d’entre elles ont repris leur activité (contre 55 % d’hommes).

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La Banque royale du Canada et Statistique Canada estiment que cette situation est dûe à la nature des emplois occupés par les femmes canadiennes, qui travaillent souvent à temps partiel ou dans des secteurs particulièrement touchés par la crise (tels que les soins, les hôpitaux ou les maisons de retraite — des secteurs ou 8 employés sur 10 sont des femmes, selon l’étude). Ces facteurs les rendent plus vulnérables au virus et aussi à la perte d’emploi.

Pire encore, l’étude montre que les jeunes mères sont plus susceptibles de ne pas retourner sur le marché du travail, partiellement en raison de l’incertitude liée à la reprise scolaire en automne prochain. 

Face au coronavirus, de nombreux établissements scolaires à travers le monde ont en effet dû fermer leurs portes dans le but de contenir la propagation de la pandémie. Le Canada est aussi confronté à ces enjeux, et les mesures de fermeture diffèrent d’une province à une autre.

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Aujourd’hui, cependant, la question de la rentrée est difficile à anticiper selon les provinces — certaines, comme le Saskatchewan ou l’Alberta assurant une reprise normale, tandis que la trajectoire d’autres provinces, comme l’Ontario est encore incertaine. De nombreuses femmes sont donc réticentes à l’idée de commencer un nouvel emploi qui ne leur permettrait pas de s’occuper de leurs enfants à la maison, s’ils devaient être amenés à suivre des cours en ligne.

À mesure que la pandémie de coronavirus est contenue et que de nouvelles solutions — telles qu’un vaccin — s’offrent à nous, une reprise économique égalitaire pourrait se profiler.

Mais la RBC avertit que ce processus pourrait être long avant que cette reprise se traduise par une réinsertion complète des femmes sur le marché du travail canadien.