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A pharmacist holds a tray with a syringe containing a shot that will be used in the first-stage safety study clinical trial of a potential vaccine for COVID-19, the disease caused by the new coronavirus, March 16, 2020, at the Kaiser Permanente Washington Health Research Institute in Seattle.
Ted S. Warren / AP
Santé

Un vaccin COVID-19 testé au Royaume-Uni entraîne le système immunitaire à lutter contre la maladie

Pourquoi les Global Citizens doivent s'en préoccuper
Un vaccin sûr et efficace contre la COVID-19 est l'un des meilleurs moyens de sauver des vies et de permettre au monde de se remettre de cette pandémie. Toutefois, il est vital que tout futur vaccin soit disponible pour tous, partout, de sorte que nous soyons tous protégés de la maladie. Rejoignez le mouvement en agissant sur cet enjeu urgent ici.

Les résultats des premiers essais d'un vaccin contre la COVID-19 sur des sujets humains, menés par l'université d'Oxford au Royaume-Uni, ont été publiés. Ils indiquent que le vaccin est sûr et semble entraîner efficacement le système immunitaire à combattre la maladie.

Le 20 juillet dernier, les conclusions de ces recherches, menées par l'Institut Jenner de l'université et l'Oxford Vaccine Group, ont été publiées sous les applaudissements du public dans la revue médicale Lancet.

« Le vaccin est sûr, bien toléré et immunogène, a annoncé Richard Horton, le directeur de la revue, sur Twitter. Félicitations à Pedro Folegatti et à ses collègues. Ces résultats sont extrêmement encourageants. » 

L'essai a été réalisé auprès de 1 077 personnes âgées de 18 à 55 ans, qui se sont portées volontaires pour une injection étiquetée ChAdOx1 nCoV-19, entre le 23 avril et le 21 mai derniers. Certaines ont reçu une injection de placebo — à savoir une fausse version du vaccin utilisée à titre de contrôle — tandis que dix d'entre elles ont reçu une seconde injection de rappel du vaccin candidat.

Les études ont révélé que les volontaires avaient développé des anticorps (de minuscules protéines qui se fixent aux cellules et qui peuvent neutraliser le virus afin qu'il soit incapable d'en infecter d'autres) et des lymphocytes T (un type de globules blancs pouvant attaquer les cellules infectées par le virus) qui sont en mesure de lutter contre le coronavirus, comme l'explique un communiqué publié sur le site web de l'université.

Le professeur Andrew Pollard, l'un des chercheurs du projet, a déclaré à la BBC : « Nous sommes très satisfaits des résultats publiés aujourd'hui, car nous observons à la fois des anticorps neutralisants et des cellules T. Ils sont extrêmement prometteurs et sont susceptibles de produire une réaction protectrice. »

« Mais ce que tout le monde veut savoir, c'est si le vaccin fonctionne, s'il protège... et nous attendons de voir ce que cela donnera », a-t-il ajouté.

Selon lui, si 90% des volontaires n'ayant reçu qu'une seule dose ont produit des anticorps neutralisants, toutes les personnes ayant reçu une deuxième dose en ont développé, ce qui suggère qu'une deuxième dose contribue à l'efficacité du vaccin.

« Nous ignorons le niveau de protection nécessaire, mais nous pouvons maximiser les réactions avec une deuxième dose », a déclaré M. Pollard.

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Pour le Guardian, les résultats publiés dans le Lancet sont préliminaires, l'effet du vaccin étant mesuré par la quantité d'anticorps et de cellules T qu'il génère dans le sang des volontaires, et non par une quelconque réaction au virus lui-même.

Oxford et AstraZeneca, une multinationale pharmaceutique qui finance en partie la recherche, collaborent à présent avec des partenaires cliniques dans le monde entier dans le cadre d'un programme mondial visant à passer à la phase suivante de l'essai du vaccin, qui impliquera 10 000 volontaires britanniques.

Le taux d'infection à la COVID-19 ayant diminué au Royaume-Uni, il est toutefois plus difficile de déterminer si le vaccin est efficace. C'est pourquoi des volontaires d'autres régions du monde participeront aux essais, dont 30 000 aux États-Unis, 2 000 en Afrique du Sud et 5 000 au Brésil, comme le souligne la BBC.

Cet essai plus large permettra de prouver la sûreté et l'efficacité du vaccin candidat à une plus grande échelle, mais ce processus prendra encore un certain temps.

AstraZeneca a signé un accord avec l'université d'Oxford et le gouvernement britannique pour développer 100 millions de doses du vaccin, si et quand il sera prêt. La direction du Lancet a cependant averti que cet accord équivalait à « un nationalisme inacceptable en matière de vaccins ». M. Horton a notamment affirmé que cette entente pourrait réduire l'accès des plus démunis de la planète à un vaccin.

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Face à ces découvertes, le secrétaire d'État britannique aux affaires, Alok Sharma, a déclaré : « Les résultats [présentés] aujourd'hui sont extrêmement encourageants et nous rapprochent de la découverte d'un vaccin efficace capable de protéger des millions de personnes au Royaume-Uni et dans le monde entier. Appuyée par un investissement gouvernemental de 84 millions de livres sterling pour le développement et la fabrication du vaccin, l'agilité et la rapidité avec lesquelles l'Université d'Oxford a travaillé sont exceptionnelles. »

Global Citizen, la Commission européenne et des organismes de santé, tels que l'Organisation mondiale de la santé, se mobilisent pour qu'un futur vaccin sûr et efficace soit mis à la disposition de tous, partout dans le monde. Si certains pays en accaparent les stocks, l'éradication de la pandémie ne sera jamais assurée.

Le 16 juillet dernier, huit dirigeants mondiaux ont d’ailleurs publié une lettre d'opinion dans laquelle ils demandent de ne laisser personne pour compte dans la recherche d'un vaccin.

En juin dernier, Anna Mouser, responsable politique de l'équipe chargée des vaccins au Wellcome Trust, a également déclaré à Global Citizen « Aucun pays n'a les moyens de financer une telle quantité de recherche et de travail, il est important que les leaders mondiaux mettent de côté leurs intérêts nationaux, travaillent ensemble et assument les risques ensemble. »

Vous pouvez rejoindre la campagne et agir ici pour que chacun, partout dans le monde, ait accès à un vaccin, aux tests et aux traitements anti-COVID-19. Pour en savoir plus sur la COVID-19, sur ce qui doit être fait pour y mettre fin et sur son impact sur les vies des gens dans le monde entier, consultez notre rubrique COVID-19 ici.