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Filles et Femmes

L'Espagne sanctionnera désormais les entreprises qui ne divulguent pas les écarts salariaux entre hommes femmes


Pourquoi les Global Citizens doivent s'en préoccuper
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L'Espagne entame des démarches pour que les entreprises soient tenues responsables de leur part de responsabilité dans les disparités salariales entre hommes et femmes.

Mardi, le gouvernement espagnol a adopté des mesures exigeant que les entreprises publient des informations sur les salaires de leurs employés sous peine de devoir payer une amende, selon l'Associated Press (AP). 

Cette réglementation, approuvée en début d'année, imposera aux entreprises une amende de 187 000 euros (soit 220 000 dollars américains) lorsque celles-ci refusent de partager avec leurs employés la manière dont elles fixent les salaires de base et autres avantages. 

En vertu de la nouvelle loi, les entreprises qui emploient plus de 50 personnes doivent également soumettre une stratégie quadriennale visant à établir un équilibre entre le nombre de femmes et d'hommes employés au sein de leur entreprise.

« Le message est très clair : les femmes doivent être payées de la même manière que les hommes pour le même travail », a déclaré la ministre de l'égalité, Irene Montero, lors d'une conférence de presse tenue au terme d'une réunion hebdomadaire du cabinet, selon Reuters.

Mme Montero a ensuite souligné la nécessité pour le gouvernement de prendre des mesures et de prévenir l'aggravation des disparités salariales entre hommes et femmes du fait de la pandémie de COVID-19. Il est essentiel de mettre fin à l'écart de rémunération pour assurer la relance économique, a-t-elle ajouté.

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Les femmes ont été l'un des groupes les plus touchés par le chômage dans le contexte de la pandémie, selon les données du gouvernement. 

La réglementation vise à « faire remonter à la surface les inégalités professionnelles et à donner aux travailleurs les outils pour les éliminer », a déclaré la ministre du travail, Yolanda Díaz, selon l'AP.

Lors d'une conférence de presse, Mme Díaz a également qualifié l'écart de rémunération entre hommes et femmes d'« aberration démocratique », selon l'AP. 

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Bien que l'Espagne soit l'un des dix meilleurs pays au monde en matière d'égalité de genre, les femmes espagnoles gagnent toujours 22 % de moins que leurs collègues masculins, d'après le gouvernement. De plus, près de 27 % des personnes vivant dans la pauvreté sont des femmes, soit 2 % de plus que le nombre d'hommes vivant dans la pauvreté.

La surreprésentation des femmes dans les secteurs faiblement rémunérés, la charge de travail déséquilibrée qui les accable, la discrimination et le manque de représentation féminine aux postes de direction sont autant de facteurs qui contribuent aux écarts de rémunération dans l'Union européenne.

Selon Reuters, les nouvelles lois espagnoles sur les disparités salariales entre hommes et femmes font partie des efforts déployés par le gouvernement de coalition de gauche afin de protéger les droits des femmes depuis son arrivée au pouvoir en janvier. En mars, le gouvernement a également durci les lois sur la violence sexuelle, considérant tous les rapports sexuels non consentis comme des viols.

« On ne peut pas jouer avec les droits fondamentaux », a déclaré Mme Díaz.