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Selon un rapport, le plan de relance est une occasion manquée de lutter contre la pauvreté en France


Pourquoi les Global Citizens doivent s’en préoccuper
À l’heure où la COVID-19 aggrave les inégalités et la pauvreté partout dans le monde, les dirigeants mondiaux doivent se mobiliser pour préserver les plus vulnérables. Le monde s’est engagé à éliminer la pauvreté et à réaliser les Objectifs mondiaux d’ici 2030, et la France a un rôle important à jouer pour y parvenir. Vous pouvez veiller à ce que cette promesse soit tenue en passant à l’action ici.

Alors que le plan de relance français vient d’être dévoilé pour faire face aux répercussions socio-économiques de la COVID-19, certaines associations déplorent le manque d’ambition des mesures adoptées par le gouvernement en matière de lutte contre la pauvreté.

Dans un communiqué publié jeudi dernier, le collectif Alerte — constitué de 35 fédérations et associations nationales ainsi que de 14 collectifs locaux de lutte contre la pauvreté et l’exclusion — a exprimé sa profonde déception quant au programme annoncé.

Les organisations soulignent notamment que le plan de relance, qui s’élève à 100 milliards d’euros, ne consacre que 1 % de son budget aux plus précaires; un montant dérisoire qui ne « prend pas la mesure » du quotidien des 9 millions de Français vivant dans la pauvreté.

« Les associations de lutte contre l’exclusion s’étonnent que, malgré la promesse de Jean Castex de proposer des “dispositions extrêmement ambitieuses pour les Français”, le gouvernement ait une nouvelle fois fait l’impasse sur les plus pauvres, pourtant premières victimes de la crise sanitaire, peut-on lire dans le communiqué. Le collectif Alerte rappelle donc de nouveau l’urgence de développer des politiques ambitieuses afin d’éradiquer. »

« France Relance » est axé sur trois piliers, dont un dédié à la cohésion sociale. Ce volet, qui vise à éviter une hausse des inégalités, met notamment des dispositifs d’hébergement au service des personnes vivant dans la précarité.

De leur côté, les organisations regrettent toutefois l’aspect temporaire de ces mesures. Elles soulignent que la pauvreté est un enjeu structurel qui justifie l’adoption d’un plan à long terme afin d’assurer son élimination. Sans une telle approche, certaines tranches de la population continueront à se paupériser au-delà de la COVID-19.

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La pandémie frappe en effet les plus démunis de plein fouet, puisque selon une récente étude pré-publiée sur le site d’archives ouvertes HAL, les taux de mortalité au coronavirus sont plus élevés dans les villes les plus pauvres de France. 

Selon Oxfam France, la crise sanitaire pourrait également avoir des effets plus durables sur les plus démunis, dont les salaires et la stabilité sur le marché du travail ont été amoindris.

Pour remédier à cette situation, le collectif Alerte préconise entre autres la revalorisation du Revenu de solidarité active (RSA) ainsi que des Aides publiques au logement (APL). Il rappelle également la nécessité de garantir un accès égal au soins de santé et de lutter contre l’isolement social.

« Le collectif Alerte a entendu la stratégie du gouvernement de faire de la lutte contre la précarité une “action constante” et attend de voir, comme annoncé, les traductions de cette volonté dans la loi de finances et loi de financement de la sécurité sociale à venir », ont conclu les associations.