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Santé

Des dizaines d'organisations défendent les sans-papiers, frappés de plein fouet par la COVID-19


Pourquoi les Global Citizens doivent s’en préoccuper
Pour endiguer la pandémie de COVID-19, il est essentiel de s’assurer que tout le monde, partout, puisse avoir un accès égal aux traitements, soins et vaccins anti-COVID-19. Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser les plus marginalisés de côté ; bien au contraire, ils doivent faire partie de notre réponse. Vous pouvez vous en assurer en passant à l’action ici pour soutenir la campagne « Global Goal: Unite for Our Future ».

Des dizaines d'organisations françaises ont récemment élevé leur voix pour dénoncer les conditions de traitement des sans-papiers et réclamer leur régularisation.

Dans une tribune publiée sur le site Mediapart, les organisations (collectifs, associations, syndicats et organisations politiques) demandent une manifestation dans le cadre d’une Marche des Solidarités, partout à travers le pays ce samedi 20 juin. 

Aujourd’hui, on estime qu’entre 300 000 et 400 000 personnes sont en situation d’irrégularité en France, selon une récente étude du Pew Research Center. 

Leurs conditions de vie se sont détériorées à cause de la pandémie de COVID-19, et la crise a remis la question de la régularisation à l’ordre du jour. À l’heure où des pays tels que le Portugal et l'Italie ont pris la décision de régulariser les sans-papiers pour les en protéger, la France n’a pas adopté de mesures similaires à ce jour.

Souvent entassés dans des centres de rétention administrative (CRA), un bon nombre de sans-papiers ont passé la période de confinement dans des conditions insalubres, parqués les uns sur les autres. Ces cellules qualifiées de véritable « bombe sanitaire » par plus de 140 organisations, rendent le respect des mesures de distanciation physique particulièrement difficile. La situation n’est pas meilleure dans les habitations à loyers modérés (HLM), où ils partagent souvent 40 mètres carrés à plusieurs

« Le respect des gestes barrières est impossible en raison du manque d’information et d’équipement, des conditions d’hygiène déplorables, de l’agencement architectural et des conditions de vie imposées aux personnes retenues », a ainsi affirmé Adeline Hazan, contrôleure générale des lieux de privation de liberté, à Politis, après des visites au CRA de Vincennes et du Mesnil-Amelot, en Île-de-France.

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Malgré ces conditions de vie exécrables qui exposent ces individus au virus, les tests et les soins ne leur sont pas facilement accessibles, du fait de leur situation d’irrégularité, comme le rapporte le média Brut. Or, c’est précisément grâce à un accès généralisé à ces tests que la sécurité de tous pourra être assurée et que la pandémie pourra enfin être contrôlée. 

Ceci est d’autant plus essentiel puisque la plupart des personnes en situation d’irrégularité sont en première ligne face à la COVID-19, sur leur lieu de travail. Qu’ils soient livreurs — comme chez la plateforme Frichti, qui comptait presque 50 % d'employés en situation d’irrégularité au début du mois de juin — agriculteurs, ou encore éboueurs, leur santé est quotidiennement mise en péril, comme le souligne Marilyne Poulain, membre de la Direction Confédérale de la Confédération Générale du Travail (CGT).

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« Beaucoup d'entre eux étaient en première ligne car la majorité travaillent dans des emplois dits d'utilité sociale essentielle comme le nettoyage des locaux, les services de livraison, le tri des déchets ou encore le domaine de l'agriculture », a-t-elle précisé à Info Migrants

Alors qu’une crise économique s’apprête à succéder à une crise sanitaire sans précédent, la CGT souligne dans un récent communiqué l’importance de la question de la régularisation, afin que chacun puisse être en sécurité et égal en droits.