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An activist holds up a rainbow flag to celebrate inside Botswana High Court in Gaborone on June 11, 2019.
Tshekiso Tebalo/AFP/Getty Images
Citoyenneté

Au Botswana, l’homosexualité n’est plus un crime

Pourquoi les Global Citizens devraient s’en préoccuper
L’égalité des droits pour tous est essentielle pour atteindre les buts fixés par les Objectifs de développement durable des Nations unies, y compris l’élimination de toutes formes de discrimination à l’encontre des groupes marginalisés et vulnérables, y compris les personnes qui appartiennent à la communauté LGBTQ. Joignez-vous à nous ici pour agir en faveur de l’égalité pour tous.

La Haute Cour du Botswana a décriminalisé les relations homosexuelles dans un jugement unanime, une décision bien accueillie par la communauté LGBTQ dans ce pays du sud de l’Afrique et au-delà.

Les relations homosexuelles étaient auparavant criminalisées durant l’époque coloniale comme référence dans la section 164 du Code pénal Botswana.

Dans le code, les relations homosexuelles étaient décrites comme « crimes contre nature » et les « pratiques indécentes ». Le code précise que l’homosexualité devrait être punie d’une peine d’emprisonnement de deux à sept ans.

Agissez dès maintenant : Le monde a besoin de chiffres sur les personnes LGBTI pour les sortir de la pauvreté.

En annonçant le jugement mardi, le juge Michael Leburu a déclaré que la discrimination n’avait pas sa place au Botswana.

« Une société démocratique est celle qui embrasse la tolérance, la diversité et l’ouverture d’esprit », a-t-il dit.

Il a ajouté que continuer à criminaliser l’orientation et l’identité sexuelle empêche les sociétés d’atteindre leur plein potentiel en déclarant : « L’inclusion sociale est centrale pour en finir avec la pauvreté et favoriser une prospérité collective »

Le jugement rendu par le juge Leburu a lieu après que Letsweletse Motshidiemang, un jeune étudiant de 21 ans à l’Université du Botswana a attaqué cette loi en l’apportant devant les tribunaux en mars.

« Je vis une relation sexuelle intime avec un homme. Je n’ai aucun doute sur le fait que ce sera le cas pendant le reste de ma vie. Mes amis, mes camarades de chambre à l’Université du Botswana m’ont accepté et même à l’université je me sens libre et accepté », avait-il dit en mars.

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« En vertu d’une ou de plusieurs dispositions de cette loi, je n’ai pas le droit d’exprimer la plus grande manifestation de l’amour, le fait d’avoir un rapport sexuel consenti avec un autre homme adulte qui m’attire sexuellement et qui est également attiré par moi, en tant qu’adultes consentants », a-t-il dit.

Dans beaucoup de régions dans le monde, les personnes de la communauté LGBTQ sont rejetées, attaquées et discriminées. En Afrique, cette discrimination est souvent alimentée par des gouvernements qui continuent de criminaliser les relations homosexuelles.

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En ce moment, seuls 24 des 54 pays sur le continent reconnaissent le droit des personnes de la communauté LGBTQ d’exister et de s’épanouir. Le mois dernier, la Haute Cour du Kenya s’est déclarée contre la dépénalisation des relations homosexuelles.

Le Botswana rejoint l’Afrique du Sud, l’Angola, le Mozambique, le Cap-Vert et Sao Tomé-et-Principe comme pays qui ont dépénalisé les relations homosexuelles.

« La décision de justice qui a été rendue aujourd’hui adresse un message fort : personne ne doit subir un harcèlement ou une discrimination, ni faire l’objet de poursuites pénales en raison de son orientation sexuelle. Avec cette décision, le Botswana dit “non” à l’intolérance et à la haine, et “oui” à l’espoir et à l’égalité pour toutes les personnes », a déclaré Muleya Mwananyanda, directrice adjointe pour l’Afrique australe à Amnesty International.