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Alimentation et Faim

8 aliments qui sont néfastes pour l’environnement


Pourquoi les Global Citizens doivent s’en préoccuper
En raison du mode de production ou du mode de transport de certains aliments que nous consommons, nous contribuons sans le savoir à endommager l’environnement. Vous pouvez aider à protéger notre planète et passer à l’action pour favoriser une consommation responsable et durable et contribuer à freiner le changement climatique en cliquant ici.

Lorsqu’on s’assoit à la table pour savourer un repas, on pense rarement aux conséquences de nos habitudes alimentaires sur l’environnement et sur la planète. Les modes de production des aliments que nous consommons portent une empreinte carbone importante, exigent une grande quantité d’eau ou contribuent à la déforestation. Il est dès lors important de savoir si nos choix alimentaires sont respectueux de l’environnement dans une perspective de développement durable.

Tous les aliments ne sont pas néfastes pour l’environnement : pour savoir quels aliments peuvent avoir un effet positif sur la planète, cliquez ici. Mais voici aussi une liste d’aliments qui ont un effet particulièrement nocif...

1. Les bananes

Ce n’est pas tellement le mode de production de la banane qui a des effets néfastes sur l’environnement que leur transport un peu partout sur la planète. Selon l’organisation One Green Planet, la banane est l’un des aliments les plus consommés à l’échelle mondiale et est notamment le fruit le plus populaire aux États-Unis. Un Américain consomme en moyenne environ 100 bananes par année.

Les principaux pays exportateurs de bananes sont l’Équateur, les Philippines, le Costa Rica, la Colombie et le Guatemala, qui envoient donc leur production vers l’Europe, où les consommateurs ont pris l’habitude de consommer ce fruit toute l’année durant. 

Ces bananes ont parcouru d’énormes distances : pour se rendre au Royaume-Uni, par exemple, le fruit a parcouru 8 217 km (5 106 milles), ce qui contribue de façon importante à l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère.

2. Les avocats 

Certes, votre guacamole préféré est tout simplement délicieux, mais il serait peut-être temps d’y renoncer… En effet, le mode de production de ce fruit est néfaste pour l’environnement. 

Au Mexique, par exemple, une bonne partie de la production d’avocats se fait dans les montagnes de Michoacán. Or, selon l’agence Associated Press, cette production exige deux fois plus d’eau qu’une forêt relativement dense. 

Un chercheur de l’Institut national de foresterie du Mexique a révélé qu’entre 2001 et 2010, la production d’avocats à Michoacán a triplé et que l’augmentation de la demande a entraîné la perte de 1 700 acres de forêt par année.

Autre effet néfaste de la production d’avocats, selon Greenpeace Mexico : l’utilisation de produits chimiques et d’une grande quantité de bois pour empaqueter et livrer les fruits à travers le monde. 

3. Le lait d’amandes

Savoureux et meilleur pour la santé que le lait de vache, le lait d’amandes a malheureusement un mode de production qui est néfaste pour l’environnement.

Selon The Guardian, plus de 80 % des amandes proviennent de la Californie, qui connaît depuis quelques années les pires sécheresses de toute l’histoire des États-Unis.

Faire pousser une seule amande exige 5 litres (1,1 gallon) d’eau. Pour produire 100 ml de lait d’amande, il faut 100 litres d’eau.

4. Le sucre

Nous savons tous que le sucre est mauvais pour notre santé. Mais il l’est également pour la planète selon un rapport du Fonds mondial pour la nature.

Intitulé Le sucre et l’environnementle rapport affirme que plus de 145 millions de tonnes de sucre sont produites chaque année dans 121 pays. 

La production du sucre détruit des habitats naturels, exige une utilisation extensive d’eau et de produits chimiques nocifs et entraîne une forte pollution de l’air.

Dans l’État du Maharashtra, en Inde, par exemple, la canne à sucre couvre 3 % du territoire, mais utilise 60 % des infrastructures d’irrigation, causant d’importantes pertes d’eaux de surface dans la région.

5. Les graines de soja

Le soja est cultivé principalement en Amérique latine et l’augmentation de la demande accélère la déforestation de ce continent. 

Selon le Telegraph, près de 4 millions d’hectares de forêt sont détruits chaque année, notamment dans l'Amazone, au Gran Chaco et dans la région atlantique.

L’utilisation du soja comme produit de remplacement du lait a des effets dévastateurs, ce qui démontre que même les meilleures intentions ne garantissent pas que nos comportements sont les mieux avisés. 

6. Le riz

Dans de nombreux pays, le riz est considéré comme un produit essentiel. 

Bien que le riz soit un produit de base pour plus de la moitié de la population mondiale, sa production requiert à peu près le tiers de l’eau douce de la planète selon une étude réalisée pour Oxfam. Pour produire un kilo de riz, par exemple, il faut 2 497 litres d’eau selon The Guardian.

De plus, une recherche menée en 2016 portant sur l’augmentation rapide des émissions de méthane est arrivée à la surprenante conclusion qu’une partie de cette augmentation est liée à l’activité microbienne dans les terres humides et les rizières. 

7. Le bœuf

Le bœuf est devenu aujourd’hui le champion toute catégorie pour ce qui est des effets négatifs de sa production à l’échelle mondiale.

La production de bœufs exige 28 fois plus de territoire que la production de porc ou de poulet et 11 fois plus d’eau. 

Comparé à d’autres types de production comme la pomme de terre ou le blé, la production de bœuf requiert 160 fois plus de territoire et produit 11 fois plus de gaz à effet de serre.

Pour en savoir plus sur les effets nocifs de la production de bœuf, cliquez ici

8. Le café

Si les amateurs de viande digèrent difficilement les effets néfastes de la production bovine, les amateurs de café n’aimeront pas ce qui suit…

Le café est le deuxième produit le plus échangé dans le monde et, pour plusieurs d’entre nous, il s’agit d’un produit essentiel. 

Dans le cas du café, les dommages environnementaux sont principalement liés au territoire requis pour le cultiver. Le café est surtout cultivé en Amérique latine. En raison de l’augmentation de la demande, les agriculteurs d’Amérique centrale ont réquisitionné et détruit 2,5 millions d’acres de forêt pour installer des plantations de café

Un rapport du Fonds mondial pour la nature établit un lien entre la production de café et des dommages à l’environnement : 37 des 50 pays ayant les taux de déforestation les plus élevés sont également des pays producteurs de café.