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Photo accordée par Frédéric Munsch
Environnement

Ces deux hommes parcourent la France à pied pour lutter contre la pollution causée par les masques abandonnés


Pourquoi les Global Citizens doivent s’en préoccuper
Global Citizen fait campagne sur les Objectifs mondiaux des Nations Unies, y compris l’objectif n° 13 pour l’action climatique et l’objectif n°11 pour des villes durables. La pandémie de COVID-19 menace de faire reculer les progrès accomplis vers la réalisation de ces objectifs, mais nous pouvons inverser la tendance. Passez à l’action sur cet enjeu ici.

Avant même que la pandémie de COVID-19 ne survienne, notre planète était déjà confrontée à une myriade de défis environnementaux urgents. Aujourd’hui, alors que nous sommes encouragés par milliers à porter un masque pour enrayer la propagation du virus, la pollution causée par ces déchets suscite l’inquiétude des activistes environnementaux. 

Et pour cause : les masques, gants et autres équipements de protection individuelle (EPI) se retrouvent déjà en quantités considérables dans nos océans, selon les Nations Unies. En France, les emballages en plastique alimentaires ont aussi augmenté de 20 % depuis le début de la pandémie, d’après une récente enquête.

Mais deux activistes sont déterminés à changer la donne en créant une « barrière humaine entre les déchets sauvages et la nature.»

Frédéric Munsch, vidéaste indépendant, et Edmund Platt, fondateur de l'association 1 Déchet par Jour, aussi connu sous le nom de « L’Anglais qui voulait nettoyer la France », ont entrepris une démarche unique : ils parcourent la France à pied pendant un mois pour ramasser les déchets et masques jetables qui envahissent le pays à l’ère de la COVID-19. 

Avec 880 kilomètres et 12 départements à parcourir, ces militants pour le climat suivent le trajet de la ligne de train à grande vitesse (TGV) reliant Marseille à Paris.

Les deux hommes ont déjà ramassé 1 472 masques jetables en seulement 15 jours de périple, selon un communiqué partagé par l’association avec Global Citizen.

M. Platt est loin d’en être à sa première initiative, puisqu’il a déjà parcouru 8 000 kilomètres en France à des fins similaires, précise le communiqué. Ce Britannique désormais installé en France depuis neuf ans affirme que la beauté des paysages français, couplée à sa passion pour l’environnement, l’a poussé à agir.

« L'envie de longer la ligne TGV Marseille-Paris m'est venue en tête en 2011, a-t-il précisé à Global Citizen. La première fois que j'ai fait ce voyage, j'ai vu que la France était un pays magnifique. C'était avant mon engagement. Aujourd’hui, je me suis dit : “Pourquoi ne pas allier l'utile à l'agréable en nettoyant ce qui est, pour moi, le plus beau pays au monde.” »

Pour M. Munsch, le choix de cette ligne était aussi symbolique, puisqu’il s’agit d’un chemin très fréquenté par les voyageurs français.

Bien plus qu’un engagement de courte durée, les activistes veulent aussi sensibiliser un public plus large, notamment en mobilisant les associations de défenseurs de l'environnement, les écoles, ainsi que toute autre personne désireuse de s’impliquer dans leur démarche contre ce qu’ils estiment être un « fléau bleu ».

Notre périple en reportage complet sur France2 Télématin le 14/10. Nous parcourons les routes et avalons les kilomètres les rencontres et les masques qu’on ramasse à la pelle. À côté de ça c’est tout un pays qu’on traverse et des témoignages uniques, abruptes, parfois violents, sur le quotidien de gens qui vivent au rythme des saisons et subissent en pleine face les conséquences de décisions sanitaires qui poussent de fragiles villages dans leurs extrémités et les isolent parfois encore plus d’avantage. Si pour certains la période est mal choisie elle est pour nous la meilleure, inconséquence de certains les déchets covid garnissent les routes, et les directives elles, se durcissent, et nous continuons malgré tout, déterminés, nous irons jusqu’au bout, rien ne nous arrêtera. Sous le soleil ou sous la pluie, l’automne peu à peu s’installe, le ciel est souvent bas, les interviews les médias s’enchaînent, mais l’aventure elle, continue en chemin et à chaque escale. @lescargotanglais @a_piquerp @thesortinghouse @telematin_officiel @nrjhitmusiconly @1dechetparjour_1pieceofrubbish

Une publication partagée par Frédéric Munsch (@lesangliermarseillais) le

« On ne prêche pas aux convaincus, a asséné M. Platt. On cherche à animer les réseaux [sociaux] pour les amis et pour les gens qui nous suivent, mais surtout pour créer une connexion dans les neurones de ceux qui jettent toujours [leurs déchets] par terre et qui ne comprennent pas bien le problème. »

Quant au monde d’après la pandémie, les deux jeunes hommes espèrent que leur initiative incitera la population française, mais aussi mondiale, à changer leurs habitudes individuelles et, pourquoi pas, à les rejoindre dans leurs efforts de ramassage au moyen du hashtag #1DechetParJour (#1PieceOfRubbishADay).

« Ramasser un déchet, c’est comme se brosser les dents, a déclaré M. Platt. C'est ouvert à tous. Il n'y a pas de barrière, il n'y a pas de religion, pas de frontières, pas de passeport … On est tous concernés par la problématique de la pollution plastique des océans, et on est tous capables d'agir sur la nature. »