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Citoyenneté

Au Royaume-Uni, 5 jeunes activistes qui changent le monde


Pourquoi les Global Citizens doivent s’en préoccuper
Qu’il s’agisse d’actions climatiques ou de lutte contre la pauvreté, de jeunes activistes inspirantes se battent dans tout le Royaume-Uni pour faire avancer les Objectifs de développement durable de l’ONU. Toutes ces questions sont liées à l'élimination de l'extrême pauvreté dans le monde, et si nous voulons atteindre cet objectif ambitieux, nous allons avoir besoin de ces héroïnes qui mènent de front leurs actions. Rejoignez le mouvement ici pour prendre dès maintenant des mesures visant à soutenir les Objectifs de développement durable.

« Vous m’entendez ? », a demandé Greta Thunberg aux dirigeants britanniques le 23 avril. « Écoutez-vous ? »

Ce ne sont pas des questions rhétoriques. En seulement neuf mois, Thunberg est passée du statut de personnalité solitaire siégeant devant le Parlement suédois à Stockholm à celui de porte-parole de la lutte mondiale contre le changement climatique.

Alors que les dirigeants politiques en sont seulement au stade de la prise de conscience, les jeunes ont déjà entendu sa voix et y ont réagi. Les activistes adolescents abordent des sujets comme les droits civiques et le changement climatique.

L’« effet Greta » se propage dans le monde entier, alors que nous voyons un nombre sans précédent de jeunes militants remarquables faire furieusement entendre leur voix pour ce en quoi ils croient. Selon les mots de Bella Lack, 16 ans : « Le plus grand danger pour notre avenir est l’apathie. »

De la lutte contre le réchauffement climatique à la pollution plastique en passant par la défense des LGBTQ+ et des droits des femmes, voici cinq jeunes militantes britanniques qui nous ont montré que nous pouvions tous faire la différence.

1. Bella Lack, 16 ans

Twitter : @BellaLack

Instagram : @BellaLack

« Je ne peux pas obliger les gens à agir », a indiqué Bella Lack aux manifestants pour le climat lors de la marche Zero Hour, le 21 juillet 2018. « Mais je peux leur dire que si dans 30 ans nous n'avons pas agi sur cette question [du climat], nous allons repenser à aujourd'hui et, tandis que notre planète sera dévastée et inhabitable, nous allons regretter de ne pas avoir agi plus tôt. »

Lack, qui n'avait que 15 ans lorsqu'elle a prononcé ce discours, incarne une voix de raison saisissante dans un monde apparemment dénué de préoccupation pour ce que beaucoup d'écologistes appellent la « sixième extinction de masse ».

Aujourd'hui âgée de 16 ans, avec plus de 150 000 abonnés sur les réseaux sociaux, Lack est un exemple inspirant de la puissance de s'exprimer en faveur de ce en quoi vous croyez. Après cinq ans d'activisme, elle est désormais ambassadrice de la jeunesse auprès d'un nombre impressionnant d'organisations, dont la Born Free Foundation, la RSPCA, l’association Save the Asian Elephants ou encore l'Ivory Alliance. Elle a également pris la parole lors de nombreuses conférences, auxquelles ont assisté des dirigeants mondiaux et des décideurs influents.

Malgré le fait qu'elle ait dû trouver l’équilibre entre son activisme climatique, son travail scolaire et ses examens du brevet, Lack continue à faire campagne sans relâche pour également protéger les droits des animaux, jusqu'à produire un documentaire sur les dangers de la déforestation liés à la production d’huile de palme.

Elle appelle tous les jeunes à se reconnecter avec la nature et à prendre en main la protection de l'environnement avant qu'il ne soit trop tard.

« Les jeunes confient aux adultes la responsabilité de prendre des décisions mûres et efficaces », a-t-elle dit lors de la Illegal Wildlife Trade Conference en octobre dernier. « Actuellement, cette confiance est trahie. »

2. Amika George, 19 ans

Twitter : @AmikaGeorge

Instagram : @AmikaGeorge @FreePeriods

Parfois, on a l'impression que la seule chose que les écoles nous enseignent sur les règles, c'est comment cacher un tampon dans sa manche.

C'est peut-être pour cela qu’autant de personnes ne savent pas qu’1 fille sur 10 n'a pas les moyens d'acheter des protections hygiéniques au Royaume-Uni. La précarité menstruelle est un problème urgent qui a un impact sur l'accès à l'éducation. En effet, 49 % des filles et des jeunes femmes âgées de 14 à 21 ans en Grande-Bretagne ont déjà manqué une journée entière d'école à cause de leurs règles, selon une étude du Plan international UK réalisée en 2017.

Amika George, 19 ans, ne veut rien entendre.

« Les règles sont considérées comme un problème féminin, les hommes n’ont donc pas besoin d’être informés ou impliqués dans la conversation », indique George au magazine TIME. « Elles devraient pourtant être considérées comme un problème, plutôt que comme un problème spécifiquement féminin. »

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Elle pense — tenez-vous prêts — que l’accès aux protections périodiques est un droit humain fondamental et que celles-ci devraient être disponibles dans toutes les écoles, pour tous les enfants qui en ont besoin.

C'est pourquoi, à 17 ans, elle a commencé #FreePeriods, une campagne pour mettre fin à la précarité menstruelle au Royaume-Uni. Ce qui a commencé comme une pétition avec seulement 10 signatures a explosé en un mouvement en ligne, qui compte 300 000 militants et 27 000 € en dons à ce jour.

En réponse à sa campagne, le gouvernement britannique s’est engagé, le 9 mars 2019, à fournir gratuitement des protections hygiéniques à tous les collèges et lycées d'Angleterre. George a maintenant reçu une reconnaissance mondiale pour son travail de campagne et a récemment été reconnue par le magazine TIME comme faisant partie des 25 adolescents les plus influents au monde.

« Nous avons tant de pouvoir en tant que filles et en tant que jeunes… Nous devons exploiter cela et donner aux filles la confiance nécessaire pour commencer à façonner leur monde », a-t-elle indiqué à Good Housekeeping.

3 & 4. Amy et Ella Meek, 15 et 13 ans

Twitter : @BePlasticClever @KidsVPlastic

Instagram : @KidsAgainstPlastic

Je pense que nous pouvons tous convenir que la pollution plastique est mauvaise, n'est-ce pas ? Mais combien d'entre nous ont fondé une association caritative primée pour y mettre fin ?

C'est ce qu'ont fait les sœurs Amy et Ella Meek, originaires de Nottingham. Inspirées en 2016 par Bye Bye Plastic Bags, un mouvement de jeunesse né à Bali et visant à se débarrasser des sacs en plastique, elles ont créé Kids Against Plastic dans le but de collecter 100 000 morceaux de plastique à usage unique, un pour chaque mammifère marin tué par les déchets plastiques chaque année.

Ce qui a commencé comme un travail scolaire à faire à la maison est devenu un organisme de bienfaisance primé, et les sœurs, toutes deux ambassadrices britanniques #IWill pour l'action sociale des jeunes, font désormais campagne pour supprimer les bouteilles en plastique à usage unique des rayons de tous les supermarchés britanniques.

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« En tant qu'enfants, nous avons un impact plus important parce que vous n'avez pas l'habitude de voir des enfants faire campagne sur les questions environnementales », a déclaré Amy Meek pour la BBC.

« Souvent, les conseillers et les hommes politiques sont surpris d'entendre deux écolières se lever et leur parler. Les jeunes voix captent leur attention et cela a un impact vraiment puissant », a-t-elle dit plus tard au journal The Guardian.

La Première ministre britannique Theresa May a salué Amy et Ella comme « exemples fantastiques de la manière dont les jeunes peuvent mener des efforts vitaux pour protéger l'environnement de la pollution plastique », ce qui n'a fait que motiver ces sœurs prodigieuses à poursuivre leur travail vital contre la pollution plastique.

« Les enfants peuvent avoir une voix très puissante lorsqu'ils trouvent quelque chose qui les passionne, mais il est essentiel d'être éduqués à ce sujet en premier lieu », a ajouté Amy dans une interview accordée au Guardian.

5. Ellen Jones, 20 ans

Twitter : @Ellen__Jones

Instagram : @Ellen__Jones

Sur YouTube : Ellen Jones

Ce n’est techniquement plus une adolescente, mais la Londonienne de 20 ans Ellen Jones, militante, conférencière et auteure primée sur les questions LGBTQ+, relatives au féminisme, à l’autisme et à la santé mentale, mérite amplement une place dans cette liste.

Jones — qui a aussi été récemment diagnostiquée atteinte d’autisme et de troubles bipolaires —, a souffert d’isolement, de cyberintimidation et de menaces de mort après avoir fait son coming-out à 14 ans.

« Avoir son identité enfermée dans un traumatisme, c'est vraiment compliqué », a-t-elle écrit dans Cosmopolitan, le 24 mai.

En réponse à une attente qu'elle ressentait d'éduquer ses pairs, Jones a commencé à faire des vidéos sur YouTube en 2012 pour discuter des enjeux LGBTQ+.

Sept ans plus tard, elle est présentée par le magazine Observer comme l'une des jeunes activistes les plus en vue au Royaume-Uni et aux États-Unis. Elle est également nommée jeune militante de l'année 2017 de Stonewall, et elle a gagné le tout premier prix « Generation Change Award » de MTV EMA.

Elle mène aussi des conférences dans tout le pays, notamment à l'université de Cambridge, au British Film Institute et pour le podcast Guilty Feminist (Féministe coupable).

Jones est passionnée par le pouvoir des médias numériques pour construire des communautés solidaires. Elle est persuadée que « l'utilisation des réseaux sociaux pour influencer un changement positif est souvent critiquée, mais la réalité est que les réseaux sociaux ont le pouvoir d'influencer un changement positif et les jeunes militants le prouvent chaque jour par leur travail. »

Elle produit un podcast intitulé Never Read the Comments (Ne jamais lire les commentaires), a écrit une newsletter populaire intitulée Reasons to Keep Going (Raisons de continuer à avancer) et a créé Queeries, une série YouTube éducative dans laquelle elle répond à des questions sur les enjeux LGBTQ+ avec des invités hebdomadaires.

À l'heure où les crimes haineux contre les LGBTQ+ au Royaume-Uni ont plus que doublé au cours des cinq dernières années, le travail de Jones est essentiel pour nous aider à nous informer sur la communauté LGTBQ+ et les luttes auxquelles elle est confrontée au quotidien.