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Saudi women arrive at a mosque in Riyadh.
Hassan Ammar/AP
Filles et Femmes

Les femmes saoudiennes n’ont plus besoin de la permission d’un homme pour décider de la manière dont elles accouchent


Pourquoi les Global Citizens doivent s’en préoccuper
La santé est un droit de l’homme. Jusqu’à cette semaine, en Arabie Saoudite, les femmes n’avaient pas le droit de prendre des décisions de base sur leurs propres grossesses. Vous pouvez en apprendre plus sur ce problème ici.

Le système de tutelle masculine saoudien donne aux hommes le contrôle total sur l’endroit où les femmes travaillent et qui elles épousent. Cependant, mercredi le ministère de la Santé du royaume a annoncé que les femmes n’avaient plus besoin de la permission d’un homme pour prendre des décisions concernant leur santé maternelle, nous rapporte the National.

« Les femmes doivent avoir le droit d’accéder aux informations et de choisir les détails d’un accouchement naturel parmi une grande variété d’options », le ministère a annoncé sur Twitter.

Dans le passé, une femme enceinte devait obtenir le consentement signé d’un tuteur masculin, souvent un proche ou son mari, avant d’obtenir des informations sur leur grossesse, même des informations concernant la date de la naissance et le statut de leur grossesse. Une femme devait aussi avoir la permission de son tuteur pour pouvoir choisir entre une césarienne et un accouchement naturel.

La décision de changer cette politique fait partie du programme de réforme sociale et économique du prince héritier saoudien Mohammed bin Salman, intitulé « Vision 2030 ». Le gouvernement commence petit à petit à accorder de plus en plus de droits aux femmes.

Durant les dernières années, le pays a retiré l’interdiction de conduire aux femmes datant de décennies et leur a autorisé à participer à des activités sportives. À partir du 6 janvier, les femmes devront aussi être notifiées par SMS quand leur mari veut demander le divorce, chose qui n’était absolument pas obligatoire précédemment.

En lire plus : Une adolescente saoudienne fuyant sa famille accueillie au Canada

Malgré tous ces progrès, les autorités détiennent et torturent encore les activistes se battant pour avoir les mêmes droits que les hommes.

Début janvier, l’adolescente Rahaf al-Qunun s’est enfuie pour échapper aux lois restrictives du pays. Son parcours pour obtenir le droit d’asile a attiré l’attention internationale sur l’urgence de la réforme des lois saoudiennes pour les femmes.

Les femmes saoudiennes et les militants pour les droits des femmes disent qu’un changement radical n’aura pas lieu tant que le gouvernement garde en place le système de tutelle masculine.

« Je ne crois pas que nous puissions changer ça petit à petit », a dit Hayat, Saoudienne de 44 ans, au Human Rights Watch concernant les efforts récents du pays pour les droits des femmes.