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Filles et Femmes

Les sous-vêtements « anti-viol » pourraient être une dernière défense pour les filles en Inde

Face à la menace terrible qu’est l’agression sexuelle, une jeune femme en Inde a développé une paire de sous-vêtements high-tech « anti-viol » comme dernière ligne de défense contre les agresseurs.

Les culottes imaginées par Seenu Kumari, 19 ans et originaire de l’État Uttar Pradesh, sont équipées d’un cadenas à combinaison, d’un système GPS pour alerter la police et d’une caméra vidéo pour enregistrer le visage d’un ou de plusieurs assaillants.

Même si le sous-vêtement n’est pas pratique, cette technologie montre la dure réalité de la menace à laquelle sont confrontées les filles et les femmes, ainsi que les mesures qu’elles doivent prendre pour éviter d’être violées. 

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La violence sexuelle demeure une menace majeure pour les filles et les femmes dans le monde entier, y compris en Inde.

Des vidéos montrant des scènes de viol se vendent pour quelques sous sur les marchés dans l’Uttar Pradesh et les viols en bandes continuent d’être monnaie courante — ces exactions demeurent souvent impunies — malgré les demandes publiques pour l’éradication des violences sexuelles. 

En dépit de nouvelles lois mises en place pour lutter contre le viol et encourager les femmes à rapporter les cas d’agressions sexuelles, les forces de l’ordre indiennes ne parviennent pas à faire respecter ces protections.

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Dans le pays, seul un quart des cas de viol aboutissent à une condamnation. 

Confrontée à ces lacunes étonnantes dans l’application de la loi et à la menace qu’est le viol, Mme Kumari a pris les choses en main. Non seulement ses sous-vêtements protègent les femmes, mais ils les sensibilisent à une culture de violence qui blâme souvent les femmes d’en être victimes.

« Le viol est encore perçu comme la honte des femmes et il existe tant d’obstacles sociaux qui empêchent les femmes d’en parler », a déclaré un professeur de School of Gender Studies (études sur le genre) du Tata Institute of Social Sciences de Mumbai, dans un rapport de Human Rights Watch intitulé « Everyone Blames Me » (Tout le monde me blâme).

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« J’ai tout perdu et tout le monde me blâme », a déclaré une victime dans le rapport. Je n’ai même pas quitté la maison pendant un mois après l’incident. J’en avais assez d’écouter les railleries des voisins. »

Bien que la culotte protectrice de Mme Kumari ne puisse pas encore protéger les filles et les femmes contre la violence sexuelle, elle a dit qu’elle prévoyait de vendre éventuellement son sous-vêtement innovant. Mme Kumari a déjà envoyé le prototype, qui lui a coûté environ 80 $ à fabriquer, à la National Innovation Foundation pour obtenir un brevet.

« Si nous utilisons des vêtements et des équipements de meilleure qualité, ils seront prêts à être utilisés et à être vendus au marché », a-t-elle dit.

Global Citizen fait campagne pour renforcer les lois qui protègent les filles et les femmes d’agressions sexuelles. Vous pouvez passer à l’action ici.