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African National Congress President Nelson Mandela addresses the Committee Against Apartheid in the United Nations General Assembly Hall, Sept. 24, 1993.
Marty Lederhandler/AP
Citoyenneté

7 choses qui prouvent que l'héritage de Nelson Mandela résonne encore aujourd'hui

2018 est l'année Mandela, celle où le leader indépendantiste sud-africain aurait eu 100 ans. Et si Nelson Mandela est mort en 2013 à l’âge de 95 ans, toute sa vie reste un témoignage du pouvoir de l'esprit humain.

Confronté aux défis de l'apartheid, de l'emprisonnement physique et du doute, Mandela n'en a pas moins usé de son esprit inimitable pour améliorer la vie de millions de ses compatriotes, en tant qu'activiste, érudit, dirigeant et, en fin de compte, l'un des plus grands humanistes que ce monde ait connus.

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Cette année, Global Citizen rejoint d'autres organisations, dirigeants et Global Citizens pour honorer l'héritage de Mandela. Nous nous rendons en Afrique du Sud pour le Global Citizen Festival Mandela 100, en fier partenariat avec la Motsepe Foundation, pour appeler les dirigeants mondiaux à s'engager à mettre fin aux différentes causes et conséquences de l'extrême pauvreté.

Mandela a non seulement libéré tout un pays des griffes du système raciste de l'apartheid, mais il a aussi continué de mener le combat pour les personnes les plus vulnérables au monde jusqu'à la fin de sa vie.

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Voici sept façons dont Nelson Mandela s'est battu pour les mêmes valeurs que Global Citizen aujourd’hui, notamment l'émancipation des femmes, l'accès à une éducation de qualité et la lutte contre le VIH/Sida.

1. Il a fait entrer des centaines de femmes dans la sphère politique

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Même si l'Afrique du Sud a du pain sur la planche pour éradiquer les violences faites aux femmes et pour veiller à ce que les femmes aient le même salaire que les hommes, Mandela a contribué à mettre le pays sur la voie de l'égalité dès le début de sa carrière de président.

Lors de son premier discours sur l’état de la nation, en 1994, Mandela a exprimé son attachement à « l’émancipation » des femmes et a appelé à l’égalité entre les systèmes en Afrique du Sud.

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« Il est vital que toutes les structures du gouvernement, y compris le président lui-même, le comprennent pleinement : cette liberté ne peut être atteinte que si les femmes ont été émancipées de toutes les formes d'oppression », a déclaré Mandela.

« Les objectifs du programme de reconstruction et de développement ne seront pas atteints si nous ne voyons pas visiblement et dans la pratique que la situation des femmes dans notre pays a radicalement changé pour le mieux », a-t-il continué. « Et qu'elles ont été habilitées à intervenir dans tous les aspects de la vie sur un pied d’égalité avec tout autre membre de la société. »

Le nombre croissant de femmes siégeant au parlement sud-africain continue de démontrer les progrès fournis par la mission de Mandela en matière d'égalité de genre.

Quand Mandela a été élu président, les femmes ne détenaient que 2,7 % de sièges au parlement sud-africain. Mais en 2013, moins de deux décennies plus tard, les femmes représentaient 44 % du corps législatif.

2. Il a rejoint la lutte contre le VIH/Sida

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Le bilan de Mandela dans la lutte contre le VIH/Sida n'a pas été parfait, comme l'ont souligné de nombreux experts, mais dans les années qui ont suivi sa présidence, Mandela est devenu un ardent militant pour la sensibilisation au VIH/Sida.

En tant que président, Mandela et certains membres de son administration ont été réticents à reconnaître l'ampleur de la crise du Sida, qui a touché près d'une personne âgée de 15 à 49 ans sur quatre en 2000, et le successeur désigné de Mandela, Thabo Mbeki, était connu pour démentir l’existence du Sida.

Mais en 2000, alors que l'ampleur de la crise devenait extrêmement évidente, Mandela a ajouté sa voix au chœur des militants appelant à la reconnaissance de la maladie et à l'action pour la prévenir.

« Notre pays est confronté à un désastre incommensurable lié au VIH/Sida », a déclaré Mandela lors de la Journée mondiale de lutte contre le Sida cette année-là. « Nous sommes face à un ennemi silencieux et invisible qui menace le tissu même de notre société. »

En 2003, la fondation de Mandela a lancé l'initiative 46664, une série de concerts qui a placé le Sida au premier plan de la conversation mondiale, diffusée à 2 millions de téléspectateurs. La série de concerts a permis de récolter des fonds pour la recherche et la sensibilisation sur le Sida. Deux ans plus tard, Mandela annonçait que son fils était mort du Sida, ce qui aurait probablement normalisé la maladie aux yeux de beaucoup de personnes.

D'après Michel Sidibe, directeur de l'agence des Nations Unies pour le Sida, l'ONUSIDA, la campagne de Mandela « [a posé] les fondations de la riposte moderne au Sida et son influence a permis de sauver des millions de vies et de transformer le système de santé en Afrique. »

3. Il a permis aux élèves des campagnes d’accéder à l’éducation

« L'éducation est l'arme la plus puissante que vous pouvez utiliser pour changer le monde », a déclaré Mandela.

Et pour Mandela, afin d'engager un véritable changement éducatif, il fallait commencer par les zones rurales.

En 2007, il a fondé l’Institut Nelson Mandela pour le développement rural et l'éducation dans le but de former et d’envoyer des enseignants qualifiés dans les zones rurales ainsi que de fournir aux écoles du matériel moderne.

Bien que la majorité des élèves sud-africains, noirs et blancs, fréquentent aujourd’hui l'école primaire, une grande inégalité de revenus, des enseignants non formés et des infrastructures inadaptées empêchent les étudiants des zones rurales de combler le fossé de réussite raciale hérité de l’apartheid.

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« Beaucoup d'étudiants des zones rurales éloignées de notre pays ne savent pas correctement lire et écrire, avait déclaré Mandela à l’époque. En effet, on leur refuse la créativité qui, à son tour, prive le monde de leurs idées audacieuses. »

L'Institut pour le développement rural et l'éducation, situé dans la région rurale du Cap-Oriental, a pour mission de promouvoir un avenir plus durable pour les jeunes générations et pour la planète.

4. Il s’est battu pour les enfants

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« Le vrai caractère de la société se révèle dans la façon dont elle traite ses enfants », a déclaré Mandela en 1997.

Et tout au long de sa vie, l’activiste a vécu avec ces mots et est devenu un défenseur acharné des droits des enfants. Aujourd'hui, le Fonds pour l'enfance Nelson Mandela perpétue son héritage en s’engageant « à donner la parole et la dignité à l’enfant africain en construisant un mouvement fondé sur ses droits. »

Pendant son mandat de président, Mandela a donné un tiers de son salaire pour créer l'organisation, qu'il a chargée de mettre fin à l'extrême pauvreté et à ses symptômes, tels que la faim, l'exploitation et l’itinérance.

En 2009, Mandela a reçu le prix World Children’s Prize Decade Child Rights Hero en reconnaissance de son engagement envers les enfants d’Afrique du Sud et du monde. Quand il a reçu le prix Nobel de la paix en 1993, il a donné une partie de son prix pour soutenir les enfants des rues et les autres enfants dans le besoin.

5. Il a promu l’éducation scientifique et environnementale

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Mandela a tellement apprécié le pouvoir de la science et de la recherche qu'il a prêté son nom à trois instituts de technologie au Nigeria, en Tanzanie et au Burkina Faso.

Un autre institut en Afrique du Sud porte aussi son nom. C'est une évolution remarquable dans un pays où les personnes noires n'étaient même pas autorisées à suivre des cours il y a une génération.

Pendant l'apartheid, les Sud-Africains noirs avaient l’interdiction d’étudier la science et la technologie et ne pouvaient pas faire carrière dans le domaine des STIM. Mais cela a changé quand Mandela a été élu président.

« Le besoin d'expansion rapide des compétences scientifiques et technologiques de l'Afrique du Sud est immense, a-t-il déclaré lors de l’ouverture de l’Académie des Sciences d’Afrique du Sud en 1996. Sur vos épaules repose le défi de donner à la science un visage qui inspire nos jeunes à s’intéresser à la science, à l’ingénierie et à la technologie. »

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Mais l'engagement de Mandela envers la réussite technologique ne s'est pas fait au détriment du monde naturel. Écologiste convaincu, il s’est opposé à la dégradation des ressources naturelles de l’Afrique du Sud par les anciennes puissances coloniales et leurs alliés à l’intérieur de l’Afrique.

Mandela a également œuvré pour que tous les Sud-Africains puissent avoir accès à l'eau potable, une mission qui se poursuit aujourd’hui.

« Dans l’appauvrissement du milieu naturel, c'est l'absence d'accès à l'eau potable qui frappe le plus fort, a-t-il jadis déclaré. Le fait que notre gouvernement ait fait des progrès importants pour fournir l'eau potable à beaucoup plus de gens qu'auparavant fait partie, selon moi, des réalisations les plus importantes de la démocratie dans notre pays. »

6. Il a donné le droit de vote à tous les Sud-Africains

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Dans la toute première interview télévisée de Nelson Mandela en tant qu'activiste anti-apartheid, en 1961, le dirigeant a clairement énoncé une exigence. Interrogé par le journaliste Brian Widlake sur ce que les Africains Noirs voulaient obtenir par leurs actions, Mandela a répondu sans ambiguïté :

« Les Africains demandent le droit constitutionnel de voter sur la base un homme-une voix et ils veulent l'indépendance politique », a-t-il déclaré.

Dans cet entretien, il a ajouté que la lutte pour obtenir le droit de vote pour les Sud-Africains Noirs devrait être indépendante du niveau d'éducation ou de l’appartenance raciale.

Mandela ne parviendra pas à réaliser le rêve d'un système électoral multiracial avant la chute de l'apartheid et son élection à la présidence en 1994.

Près de 9 Sud-Africains sur 10 ont voté durant cette élection, mais le taux de participation a depuis décliné, avec une participation inférieure à 60 % en 2014.

7. Il s'est battu pour la paix et la justice dans le monde

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Mandela était la figure de proue de la lutte contre le système raciste d’apartheid en Afrique du Sud, mais son activisme ne s’est pas arrêté aux frontières de son pays d’origine. Après avoir pris sa retraite de président, il a lutté pour sensibiliser les gens au sujet de la crise du VIH/SIDA en Afrique. Il a aussi aidé à négocier la paix en République démocratique du Congo et au Burundi.

Plusieurs décennies avant la fin de l’apartheid, Mandela a également servi d’inspiration aux mouvements de défense des droits civiques du monde entier, y compris aux États-Unis.

« Nous qui étions impliqués dans le mouvement des droits civiques à l'époque étions parfaitement conscients des parallèles entre la lutte [du Congrès national africain] et nos propres luttes, a déclaré Jesse Jackson, leader des droits civiques, en 2013. Vous voyez, nous savions ce qui se passait en Afrique du Sud, ces ponts et ces liens ont toujours été là, ces parallèles que j’ai vus entre Nelson Mandela et notre propre Dr King. »

Quand la Coupe du Monde de football s’est déroulée en Afrique du Sud en 2010, Mandela a assisté à la cérémonie de clôture en tant qu’invité d’honneur, et son apparition, malgré sa mauvaise santé, a donné encore plus d’ampleur à l’un des plus grands événements mondiaux.

Ce héros, qui est sorti d'une minuscule cellule de prison pour aider à renverser l'apartheid, pour donner des droits à des millions de Sud-Africains opprimés et pour guérir une nation blessée, avait déjà obtenu depuis bien longtemps son statut d'icône internationale de la paix et de la justice.


Le Global Citizen Festival: Mandela 100 est présenté et accueilli par la Motsepe Foundation, avec les partenaires majeurs suivants : House of Mandela, Johnson & Johnson, Cisco, Nedbank, Vodacom, Coca Cola Africa, Big Concerts, BMGF Goalkeepers, Eldridge Industries, et les partenaires associés HP et Microsoft.

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