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Filles et Femmes

Les femmes françaises dénoncent le harcèlement dans les transports en commun


Pourquoi les Global Citizens doivent s’en préoccuper
La réalisation de l’égalité des sexes est l’un des plus grands défis du 21e siècle. Que l’on parle des mutilations génitales féminines ou des frotteurs, la violence que les femmes subissent partout dans le monde doit cesser. Joignez-vous à cette cause en cliquant ici.

Les mouvements puissants comme #MeToo (#BalanceTonPorc) et #SheIsEqual ont mené à la naissance de groupes féministes comme la Barbe et des victoires mondiales comme la création de SheDecides, mais c’est aujourd’hui les agressions sexuelles dans les transports en commun qui sont au cœur des débats en France et surtout le phénomène des « frotteurs », une polémique faisant débat depuis des années.

Le harcèlement sexuel est l’un des sujets sociétaux les plus pressants des dernières années, l’égalité des sexes faisant notamment partie des objectifs de développement durable des Nations Unies.

Selon une étude menée par le Haut Conseil à l’Égalité entre les hommes et les femmes en 2015, 100 % des femmes françaises ont déjà été victimes d’agression sexuelle dans les transports en commun. Avec le problème bien connu des frotteurs dans les transports en commun à Paris, ce n’est pas une statistique surprenante. 

Agissez des maintenant : Pas une de plus : Aidez les Global Citizens à mettre fin aux mutilations génitales féminines

Les frotteurs sont des hommes dans les bus, métros et trams qui profitent de la foule pour se rapprocher de femmes. Une proximité physique inappropriée, certains ont des mains très baladeuses et d’autres vont même jusqu’à se masturber.

Au fil des années, de nombreux reportages et de campagnes de sensibilisation sont sortis, mais cela n’a malheureusement pas mené à de grands changements.

C’est pourquoi des femmes comme Adélaïde, jeune parisienne de 35 ans, ont pris le problème en main.

« J’ai décidé de filmer mon agresseur pour reprendre le contrôle, pour ne plus me sentir en position de victime, Adélaïde a expliqué au Parisien. Pour les autres femmes, pour que cela ne se reproduise plus. J’avais envie de montrer ce qu’il se passe vraiment dans le métro, quand on est une femme ».

Les actions comme celle-ci ne cherchent pas seulement à punir les coupables, mais à sensibiliser les Français et mettre fin à ces pratiques irrespectueuses et répugnantes.

En France, la violence faite aux femmes atteint des niveaux alarmants. En effet, selon un nouveau rapport, une femme est tuée sous les coups de son compagnon ou ex-partenaire tous les deux jours. Cette statistique est glaçante et montre la nécessité de mener des actions fortes.

Le harcèlement dans les transports en commun fait partie d’un plus grand problème : la violence exercée contre les femmes. À grande échelle, la lutte contre l’inégalité des sexes devra affronter le problème sous toutes ses formes : des inégalités salariales à la parité, des actes sexistes qui donnent lieu au harcèlement des femmes dans la rue et dans les transports en commun et bien d’autres.

Paye ta main aux fesses un soir alors que tu attends le métro à #Lille aussi par un mec qui descend tranquillement de la rame.

Ne rien dire par peur que cela dégénère, monter dans le métro, se taire. La joie des transports en commun 😬😬#Harcelement#basiquehttps://t.co/74AMaBWsO6

— Marianne (@JJ_PG_Extase) 6 mars 2019

Des actions concrètes ont été prises dans les deux dernières années en ce qui concerne l’arrêt des frotteurs. Il semble que les campagnes de sensibilisation sur le harcèlement dans les transports en commun ont fait augmenter le nombre de signalements d’agressions. En effet, un rapport de police de Paris indique que les signalements ont augmenté des 30% dans la région Île-de-France, selon le JDD. Le JDD dit même que cela est dû au fait que les victimes se sentent libres de prendre la parole.

En plus, au sein de la RATP, le service de transport à Paris, il existe maintenant une brigade de policiers habillés en civile patrouillent afin d’identifier des agressions sexuelles et arrêter les coupables. Cette brigade a enregistré 170 interpellations en 2018. On constate donc, après des années de dénonciations, un début de changement et une réelle volonté d’améliorer le quotidien des femmes dans les transports et au sein de la société.