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Citoyenneté

Cette campagne européenne lutte contre le travail forcé des Ouïghours en Chine


Pourquoi les Global Citizens doivent s'en préoccuper
Global Citizen fait campagne sur les Objectifs mondiaux des Nations Unies pour mettre fin à l'extrême pauvreté. L'objectif n° 8, qui encourage le travail décent et la croissance économique, demande notamment de mettre fin à l'esclavage moderne, à la traite des personnes et au travail des enfants. Pour que chacun dans le monde puisse mener une vie exempte d'exploitation et d'esclavage, vous pouvez rejoindre Global Citizen en passant à l'action ici.

Depuis quelques semaines, le travail forcé attire de plus en plus l'attention de la communauté internationale, tant au Royaume-Uni que dans le reste du monde.

Plus de 180 organisations réparties dans 36 pays ont récemment appelé des enseignes de mode, telles qu'Adidas, Zara et H&M, à cesser de s'approvisionner dans la région chinoise du Xinjiang au cours des 12 prochains mois. Cet appel à l'action fait suite à un rapport de 56 pages publié par l'Australian Policy Institute. Ce document révèle la situation de quelque 80 000 musulmans ouïghours, contraints de travailler « dans des conditions qui laissent fortement supposer un travail forcé » au cours des deux dernières années. 

Bien que les inquiétudes concernant le traitement de la population ouïghoure en Chine ne soient pas nouvelles, le rapport récent a ravivé l'intérêt et l'indignation de la population européenne envers cet enjeu. 

Sur le front français, Raphaël Glucksmann, membre du Parlement européen, et Dilnur Reyhan, présidente du European Uyghur Institute, mènent tous deux une campagne intensive sur les réseaux sociaux afin de sensibiliser le public à cette problématique.

Selon Vogue Business, M. Glucksmann travaille notamment à l'adoption d'une loi européenne afin de réglementer la chaîne d'approvisionnement dans le respect des droits humains.

Avec plus de 230 000 abonnés sur son compte français, le politicien utilise également sa plateforme pour faire réagir publiquement les marques entretenant des liens avec des fournisseurs qui contribuent à l'exploitation des Ouïghours. 

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« Les campagnes publiques fonctionnent mieux avec les marques de mode car 90 % de leur stratégie commerciale est basée sur leur image », a-t-il notamment déclaré à Vogue Business.

« [Les marques] adopteront toutes des positions progressistes dans le monde tant que cela ne nuit pas à leur modèle commercial, mais c'est leur modèle commercial qui pose problème, a-t-il ajouté. La seule façon de les convaincre est de leur montrer que si elles ne changent pas, elles risquent de faire face à la justice. »

Jusqu'à présent, la campagne a eu des résultats positifs et a suscité des réponses de la part de marques telles qu'Adidas et Lacoste, qui ont convenu de cesser de s'approvisionner au Xinjiang. La semaine dernière, le détaillant européen Inditex, qui compte huit marques de mode telles que Bershka et Zara, a nié toute accusation de « relation commerciale » avec les fournisseurs susmentionnés. Le président de Zara France, Jean-Jacques Salaün, a proposé de rencontrer M. Glucksmann en septembre prochain en Espagne.

Les autorités chinoises continuent cependant de nier les allégations de travail forcé et d'exploitation, et le président français Emmanuel Macron n'a toujours pas abordé la question.

Parallèlement, une mobilisation est prévue le 3 octobre à Paris. Son but ? Créer une unité mondiale autour de la question, comme le souligne M. Glucksmann.

« Le Xinjiang et la Chine occidentale semblent très éloignés de nos vies, a-t-il déclaré à Vogue Business. Notre travail est de montrer que ce que vous portez est lié au pire crime contre l'humanité de notre époque. »