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Selon les organisations environnementales, l'UE ne protège pas les mers et la biodiversité

Pourquoi les Global Citizens doivent s'en préoccuper
L'Objectif mondial n°14 des Nations Unies préconise la protection de la vie sous-marine, y compris l'élimination de la surpêche par une réglementation visant à protéger la vie marine. Pour atteindre cet objectif, il faut que les grandes institutions politiques responsables de vastes étendues d'eau se mobilisent. Des organisations à but non lucratif les incitent à aller plus loin et plus vite. Rejoignez notre mouvement et passez à l'action pour l'environnement ici.

À première vue, nos océans constituent une source inépuisable de vie et de beauté.

Mais sous cette étendue bleutée se cache un écosystème fragile et limité, soumis à une pression sans précédent exercée par une force malveillante : les humains.

Aujourd'hui, l'Union européenne (UE) dispose de la « Stratégie de l'UE en faveur de la biodiversité », un plan pour réparer les dommages déjà causés. Cependant, les organisations environnementales dénoncent l'absence de progrès et proposent leur propre plan d'action en  dix points pour accélérer le combat contre la perte de biodiversité.

Le problème, c'est que la stratégie de l'UE est une sorte de plan adopté en 2020 pour aboutir à un cadre en 2021. Des objectifs ambitieux ont été fixés pour 2030 et 2050, mais aucun objectif précis ne sera fixé avant la fin de l'année. 

Entre-temps, une coalition d'organisations environnementales, dont Greenpeace et ClientEarth, a fait remarquer un manque d'application des lois préexistantes. L'heure tourne : alors que la crise climatique continue de mettre en danger la biodiversité, les organisations affirment que le rythme actuel des efforts menés est loin d'être suffisant.

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Elles ont donc établi leur propre feuille de route, qui comprend une demande d'interdiction du chalutage de fond — une méthode qui consiste à tirer d'immenses filets lestés sur les fonds marins et qui permet souvent de capturer des poissons de manière accidentelle — dans certaines zones protégées.

Les organisations insistent également sur la nécessité de protéger au moins 30 % des océans d'ici 2030, avec des engagements financiers pour étendre et faire appliquer les lois existantes, selon le Guardian. Elles appellent également à limiter la pratique de la pêche en tenant compte de la crise climatique. Parmi les autres exigences formulées dans ce plan figurent la réduction de la pollution sonore sous-marine et la réalisation d'études d'impact environnemental.

Vous pouvez consulter ici la liste complète des actions contenues dans le rapport, publié pour la première fois en novembre 2020. 

L'UE elle-même a également admis qu'elle devait progresser dans ce domaine. 

Un rapport préliminaire du Parlement européen, qui examine les accords mondiaux de l'UE et ses propres objectifs en matière de biodiversité devant être atteints en 2020, a constaté qu'elle n'avait pas réussi à faire avancer les choses dans ces deux domaines. Aujourd'hui, les associations de défense de l'environnement veulent des actes, et non des paroles, pour s'assurer qu'un tel échec ne se reproduise plus.

« Ce que nous devons vraiment faire, c'est passer des stratégies et des objectifs à l'action et aux résultats », a déclaré Rebecca Hubbard, directrice de programme de Our Fish, une organisation qui fait campagne contre la surpêche et fait partie de la coalition environnementale qui a lancé une pétition auprès de l'UE. 

« Les promesses, objectifs et accords nationaux sont importants pour définir une direction, mais si nous voulons sauver la planète, nous devons agir », a-t-elle ajouté.