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Residents of the Alexandra township in Johannesburg wait for a distribution of food organized by the municipality, April 15, 2020 downtown Johannesburg.
Jerome Delay/AP
Alimentation et Faim

Selon un rapport de l’ONU, le nombre de personnes souffrant de la famine pourrait doubler à cause du COVID-19


Pourquoi les Global Citizens doivent s’en préoccuper
Plus de 821 millions de personnes dans le monde souffrent de faim chronique en raison de l’insécurité alimentaire. En raison de la pandémie COVID-19, 135 millions de personnes supplémentaires sont maintenant confrontées à de graves pénuries alimentaires. L’objectif de développement durable n° 2 des Nations Unies vise à éliminer la faim dans le monde grâce à une agriculture durable et à des progrès technologiques modernes. Rejoignez-nous et agissez sur cette question ici.

Selon un rapport du Programme alimentaire mondial (PAM), la pandémie de coronavirus COVID-19 pourrait augmenter de manière conséquente le nombre de personnes en proie à une famine sévère et à l’insécurité alimentaire dans les pays les plus pauvres. 

Près de 265 millions de personnes pourraient être confrontées à de graves pénuries alimentaires d’ici la fin de l’année en raison de l’impact économique du COVID-19. 

Ces derniers chiffres représentent presque le double des personnes souffrant d’insécurité alimentaire avant la pandémie, selon le Rapport mondial sur les crises alimentaires du PAM.

Le rapport note que dans l’éventualité d’une récession mondiale, les chaînes d’approvisionnement alimentaires seront perturbées et le prix des denrées alimentaires augmentera de manière considérable. 

La hausse du taux de chômage aura aussi des conséquences sur le pouvoir d’achat. 

Le rapport met également en garde contre le fait que les nations les plus pauvres seront obligées de choisir entre sauver des vies et sauver des emplois.

« C’est un coup de massue pour des millions d’autres qui ne peuvent manger que s’ils gagnent un salaire. Le confinement et la récession économique mondiale ont déjà décimé leurs économies », a déclaré le Dr Arif Husain, économiste en chef et directeur de la recherche, de l’évaluation et du suivi du PAM, lors d’un entretien virtuel à Genève.

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« Nous devons tous nous rassembler pour faire face à cette situation, car si nous ne le faisons pas, le coût sera trop élevé — le coût mondial sera trop élevé : beaucoup de vies perdues et beaucoup, beaucoup plus de moyens de subsistance perdus » a-t-il dit.

M. Husain a fait remarquer que pour éviter une crise alimentaire mondiale et empêcher les populations des pays en développement de vendre leurs biens, il faut agir immédiatement. 

Le PAM a estimé qu’il faudra environ 10 à 12 milliards de dollars pour aider à financer leur programme d’aide, y compris un don immédiat de 350 millions de dollars pour maintenir les chaînes d’approvisionnement mondiales.

« Dans un scénario catastrophe, une trentaine de pays pourraient faire en situation de crise alimentaires, a déclaré le directeur exécutif du PAM David Beasley au Conseil de sécurité de l’ONU. En vérité, nous n’avons pas de temps à perdre, alors agissons sagement — et agissons vite. »