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In this Wednesday, April 1, 2020, photo, a municipal worker sprays disinfectant at a school to help curb the spread of the new coronavirus in Dakar, Senegal.
Sylvain Cherkaoui/AP
Santé

5 pays qui ont réagi efficacement à la COVID-19


Pourquoi les Global Citizens doivent s'en préoccuper
L'objectif mondial n° 3 des Nations Unies vise à préserver la santé, le bien-être et la qualité des soins de santé pour tous. La pandémie de COVID-19 a gravement compromis les efforts déployés pour promouvoir la santé dans le monde, en causant la mort de millions de personnes et en privant un grand nombre d'entre elles de tout accès aux soins de santé. Rejoignez-nous et passez à l'action sur cette question ici.

Alors que le monde continue à lutter contre la COVID-19, un certain nombre de pays sont parvenus à jouer un rôle précurseur dans la réponse à l'épidémie et dans la maîtrise du virus, comme le révèle une récente évaluation des réponses gouvernementales à la pandémie.

Le Foreign Policy's COVID-19 Global Response Index a récemment publié une liste détaillant les réponses des dirigeants nationaux dans des domaines politiques et financiers essentiels ; il présente également les directives de santé publique, tout en mentionnant le nombre de cas et de décès dans chaque pays. Certaines des stratégies employés par ces gouvernements peuvent fournir des enseignements importants en matière de gestion et de prévention des maladies pour les autres pays encore confrontés au coronavirus, mais elles peuvent aussi aider à faire face à de futures épidémies. Voici donc les cinq pays qui ont le mieux riposté à la COVID-19.

1. La Nouvelle-Zélande

COVID-19-New-Zealand-Response-Medical-Worker.jpgMedical staff talks to a shopper in her car who volunteered at a pop-up community COVID-19 testing station at a supermarket carpark in Christchurch, New Zealand, April 17, 2020.
Image: Mark Baker/AP

La Nouvelle-Zélande occupe la première place en matière de réponse à la COVID-19, selon le Global Response Index. Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a distingué le pays pour sa gestion du virus. Au 10 septembre, le pays n'avait signalé que 1 401 cas et 22 décès

Le pays a commencé à mettre en place des mesures préventives trois jours seulement après que l'OMS ait qualifié l'épidémie de coronavirus d’urgence sanitaire publique le 30 janvier.

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Dans les semaines suivantes, l'approche de la Nouvelle-Zélande a été guidée par des conseils de santé publique et des données probantes en constante évolution. Le 26 mars, le gouvernement a déclaré une quarantaine de niveau d'alerte 4, qui a obligé tout le pays, à l'exception de quelques travailleurs essentiels, à se mettre en quarantaine à domicile. Après cinq semaines, le confinement a été levé et le niveau d'alerte est passé de 4 à 3. 

Le 8 juin, 103 jours après le premier cas de COVID-19, la Nouvelle-Zélande a levé les restrictions pour retomber à un niveau d'alerte 1, déclarant que le pays était débarrassé du virus.

2. Le Sénégal

COVID-19-Senegal-Red-Cross-Response.jpgIn this photo taken Saturday, April 18, 2020, Senegalese Red Cross volunteers talk to people during an awareness campaign to curb the spread of the new coronavirus, in Dakar, Senegal.
Image: Sylvain Cherkaoui/AP

Malgré la fragilité de son système de santé, le Sénégal est le second pays ayant le mieux réagi à la pandémie, avec moins de 14 000 cas et seulement 284 décès.

Selon le Dr Abdoulaye Bousso, directeur du Centre opérationnel d'urgence sanitaire du Sénégal, le gouvernement a commencé à élaborer des plans d'urgence dès que l'OMS a considéré le coronavirus comme une urgence de santé publique internationale à la fin du mois de janvier.

Le 2 mars dernier, le Sénégal est devenu le quatrième pays africain à confirmer un cas positif de COVID-19. Le pays a rapidement imposé un couvre-feu et restreint tous les déplacements nationaux entre les 14 régions du pays afin de ralentir toute propagation sur le territoire.

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Grâce à l'utilisation de laboratoires mobiles, le pays a pu augmenter sa capacité d'analyse, et de nombreux tests COVID-19 ont permis de produire des résultats dans un délai de 24 heures, comme le constate USA Today. Les hôtels ont également été transformés en centres de quarantaine.

En 2014, le Sénégal a dû faire face à l'épidémie d'Ebola, ce qui, d’après Judd Devermont, directeur du programme Afrique au Centre d'études stratégiques et internationales, a fourni au pays une « feuille de route » sur la manière de lutter contre le coronavirus. L'approche du Sénégal en fait l'un des pays les moins touchés par le virus sur le continent africain.

3. L'Islande

L'Islande a pu affronter la COVID-19 sans recourir au type de confinement préconisé par de nombreux pays européens. Le pays a signalé 2 107 cas et 10 décès

Les autorités islandaises ont confirmé leur premier cas de COVID-19 le 28 février, suite au retour d'un Islandais après un séjour en Italie. Cependant, un mois avant le premier cas, les hôpitaux islandais testaient déjà les personnes arrivant de l'étranger et mettaient en quarantaine tout individu ayant voyagé dans une zone où le virus était actif.

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En six semaines, l'Islande a testé près de 50 000 personnes, soit plus de 13 % de la population. Grâce à l'aide de la société islandaise de génétique et de produits pharmaceutiques deCODE, l'Islande dispose de capacités de test plus importantes que tout autre pays au monde.

« La préparation est extrêmement importante. Il me semble que dans de nombreux pays où la réponse ne s'est pas bien passée, il n'y a peut-être pas eu beaucoup de préparation », a déclaré l'épidémiologiste en chef islandais, Þórólfur Guðnason, au Iceland Review.

4. Le Danemark

Le 12 mars, le Premier ministre danois Mette Frederiksen a annoncé la fermeture du pays, une première en Europe.

Cette mesure préventive a permis au Danemark d'être le premier pays à rouvrir ses portes le 17 avril. Après seulement un mois de fermeture, le pays a également rouvert ses écoles primaires, suivies rapidement par les restaurants, les magasins et les salons de coiffure. 

Cette fermeture s'inscrivait dans le cadre de la stratégie danoise de lutte contre le virus, qui visait à enrayer sa propagation. Lorsque la quarantaine a été levée, le ministère de la santé a lancé des initiatives de dépistage à grande échelle le 20 avril. En moins d'une semaine, cinq tentes de test ont été aménagées, tandis que onze autres étaient en cours de développement.

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L'État danois offre un accès universel aux soins de santé, qui sont financés à 85 % ; l'infrastructure hospitalière est donc très centralisée. Ceci a permis des interventions rapides et organisées dans les grands hôpitaux qui disposaient déjà de ressources de pointe. Des étudiants en médecine et des médecins retraités ont également été appelés à apporter leur aide dans les cellules de traitement de la COVID-19. 

En dépit de sa réaction rapide, le virus a refait surface en août. Le pays n'a cependant signalé que 16 985 cas et 624 décès.

5. L'Arabie saoudite

COVID-19-Saudi-Arabia-Hajj-Restrictions.jpgHundreds of Muslim pilgrims circle the Kaaba, the cubic building at the Grand Mosque, as they observe social distancing to protect themselves against the coronavirus, in the Muslim holy city of Mecca, Saudi Arabia, July 29, 2020.
Image: AP Photo

L'Arabie saoudite a également pris des mesures rapides pour empêcher la propagation du virus. Malgré les capacités limitées du pays en matière de tests, l'approche adoptée par l'Arabie saoudite dans la gestion de la pandémie a permis de maintenir le nombre de cas confirmés à un faible niveau. Le pays a fait état de 315 722 cas et de 3 897 décès.

L'Arabie saoudite abrite La Mecque, un lieu saint de l'Islam où des millions de personnes dans le monde entier se rendent en pèlerinage chaque année. Le 28 février, le gouvernement a interdit à tous les voyageurs de se rendre dans les zones à risque, même s'ils voyagent pour des raisons religieuses. 

Le 4 mars, les deux mosquées du site ont été fermées et les pèlerinages suspendus. Peu après, les mosquées ont fermé leurs portes dans tout le pays et les fidèles ont été invités à effectuer leurs prières quotidiennes chez eux.

L'Arabie Saoudite est également le pays qui compte le plus grand nombre d'utilisateurs de réseaux sociaux au monde, selon Global Media Insight. Le gouvernement en a tiré parti pour en faire un outil de communication. Des campagnes en ligne sur le port du masque, la nécessité de rester chez soi et l'importance de freiner la progression du virus ont ainsi déferlé sur des plateformes comme Twitter.