Pour mettre fin à la pandémie, il est essentiel que le vaccin COVID-19 soit accessible partout dans le monde.

Le Canada vient de s'engager à partager 17,7 millions de vaccins supplémentaires avec les pays en développement. C'est un développement bienvenu, qui s'appuie sur le leadership précoce du Canada en matière de financement d'un accès équitable aux vaccins dans le monde entier. Toutefois, le Canada doit aller encore plus loin.

D'ici la fin septembre, le Canada devrait avoir reçu plus de 95 millions de vaccins à ARNm, soit bien plus que les 75 millions de doses requises pour vacciner entièrement sa population. Alors que le taux de vaccination du Canada monte en flèche, seulement 1 % des personnes dans tous les pays à faible revenu ont reçu une dose. De plus, seulement 1,4 % de l'ensemble du continent africain, qui compte 1,3 milliard de personnes, est entièrement vacciné.

Le Canada peut et doit faire davantage pour soutenir les pays en développement qui ont désespérément besoin de vaccins. À l'heure actuelle, COVAX (l'initiative mondiale de partage de vaccins COVID-19) fait face à une pénurie d'approvisionnement urgente et ne parvient pas à fournir suffisamment de doses dans les pays où les taux d'infection à la COVID-19 sont en forte hausse. 

Le Canada dispose encore de plus de 82 millions de doses excédentaires qu'il pourrait partager, dont 20 millions de vaccins ARNm (Pfizer et Moderna) qui devraient arriver d'ici la fin septembre. Cette quantité est suffisante pour vacciner six fois chaque travailleur de la santé en Afrique ! De plus, chaque Canadien dispose encore de deux doses, auxquelles s'ajoutent les 35 millions de rappels Pfizer commandés pour 2022 et bien d'autres à l'avenir. 

« Le Canada comprend que nous ne mettrons fin à cette pandémie nulle part tant que nous n'y mettrons pas fin partout. » - Justin Trudeau, Premier ministre du Canada

Remercions le Premier ministre Trudeau pour le dernier engagement du Canada en matière de partage des vaccins et encourageons-le à continuer à partager tous les vaccins excédentaires avec les pays en développement.