Demandez aux dirigeants mondiaux de lutter contre les violations de droits humains au Zimbabwe

Le gouvernement doit cesser de violer les droits humains de ses citoyens et d'étouffer la liberté d'expression.

À savoir :

  • Des enlèvements, des arrestations de 60 militants, de journalistes et citoyens suite à des manifestations ont été signalés.
  • On signale des violations des droits humains dans un contexte d'inflation, de pénurie et de systèmes de santé précaires.
  • Appelez les dirigeants mondiaux à faire pression sur le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies pour qu'il réagisse.

En savoir plus sur cette cause :

Alors que le monde est confronté aux conséquences de la crise sanitaire mondiale, le Zimbabwe est confronté à un autre type de crise : celle du non-respect des droits humains.

Les Zimbabwéens subissent une dégradation continue de leur économie, une hyperinflation et une instabilité politique. Avec la propagation de la COVID-19, le gouvernement a négligé les autres aspects des soins de santé pour se concentrer sur la lutte contre la pandémie, ce qui a fait 81 victimes à ce jour.

En conséquence, les infirmières ont entamé une grève nationale en raison du manque d'équipement de protection individuelle, de rapports inquiétants concernant les bébés mort-nés, du manque de médicaments nécessaires au traitement de l'éclampsie et des réserves de sang insuffisantes pour traiter des problèmes tels que les hémorragies. Ces difficultés n'ont pas été bien accueillies par le gouvernement, les rapports d'enquête révélant de graves violations des droits humains. La liberté d'expression a notamment été réduite à néant par des enlèvements, des passages à tabac et des actes de torture à l'encontre de journalistes et de défenseurs des droits humains.

Sous la houlette de militants et de groupes de la société civile, de nombreuses personnes ont rejoint les manifestations, pour dénoncer la hausse des prix des produits de base tels que la nourriture et le carburant, ainsi que l'érosion des revenus. Cependant, les autorités ont continué à recourir à une force excessive pour disperser les manifestations et les rassemblements, à réprimer et à persécuter les militants afin d'endiguer les manifestations pacifiques et à faire taire les médias en procédant à des expulsions forcées, en dépit des dispositions constitutionnelles interdisant cette pratique.

Le rôle principal de l'État est de protéger ses citoyens, et aucune raison ne devrait justifier la privation de liberté ou de vie, les traitements inhumains ou la torture. Nous devons envoyer un message clair : #ZimbabweanLivesMatter (La vie des Zimbabwéens compte).

Le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies peut enquêter sur ces actes atroces et tenir le gouvernement responsable de ses actes, mais il faut d'abord soulever la question. Soyons aux côtés des Zimbabwéens en envoyant sans tarder un tweet aux dirigeants mondiaux, pour leur demander de promouvoir la lutte contre les violations de droits humains !