Banque mondiale et FMI : Annulez les dettes pour aider les pays à lutter contre le coronavirus

On estime que 900 millions de personnes pourraient être contaminées si aucune mesure n'est prise.

À savoir :

  • Les pays les plus pauvres sont obligés de choisir entre protéger leurs citoyens contre la COVID-19 et payer leurs dettes.
  • Sans action, 900 millions de personnes pourraient être contaminées et beaucoup tomberaient dans la pauvreté.
  • Dites à la Banque mondiale et au FMI d'annuler les dettes pour que les gouvernements priorisent la santé de leur population.

En savoir plus sur cette cause :

Alors que le coronavirus se répand dans le monde entier, on entend souvent dire que « ce virus ne discrimine pas ». Mais les faits sont déjà clairs : notre système économique le fait.

« Le gouvernement nous demande de rester à la maison, mais si nous faisons cela, nous allons mourir de faim. Si nous sortons pour chercher de l'argent pour acheter de la nourriture, nous allons mourir du virus. » - Pauline, Kenya.

Certaines personnes sont particulièrement vulnérables aux effets catastrophiques de ce virus, non seulement en raison de leur âge ou de leur état de santé préexistant, mais aussi parce qu'elles vivent dans des communautés ou des pays où l'accès à des soins de santé de qualité est difficile. La distanciation sociale est également quasi impossible à maintenir.  

Les personnes vivant dans l'extrême pauvreté sont confrontées à un choix impossible entre santé et faim. À l'heure actuelle, les estimations montrent que 900 millions de personnes dans les pays les plus pauvres du monde risquent de contracter le virus si des mesures urgentes ne sont pas prises.

Le gouvernement kenyan est également confronté à un choix impossible : aider à protéger des citoyens comme Pauline contre le virus et ses effets économiques, ou continuer à rembourser ses dettes envers la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI). Telle est la situation de nombreux pays dans le monde, en particulier en Afrique et en Asie.

Aujourd'hui, nous pouvons saisir une occasion exceptionnelle. Les pays aux économies les plus prospères du monde viennent de se réunir dans le cadre des réunions de printemps de la Banque mondiale. De nouvelles pressions s'exercent pour que les dettes soient effacées. Les dirigeants de la Banque mondiale et du FMI sont des acteurs clés : demandons-leur de prendre des mesures immédiates !